1 novembre 2007

LE JEU PÉDAGOGIQUE QUI EST-IL?

Le jeu pédagogique est un jeu très hermétique, il ne possède que des consignes fermées. C’est-à-dire qu’il ne répond que par la réelle compétence du joueur et donc mettra en évidence sa performance face à telles ou telles connaissances.

C’est en fait une sorte d’examen de ses connaissances. Le joueur pour s’adonner à un jeu pédagogique aura en fait passé par les étapes du jeu ludique qui va à la découverte de la connaissance puis il franchira les étapes reliées au jeu éducatif qui mettra des règles à son exploration ludique pour enfin, pouvoir démontrer socialement ses compétences toujours en regard d’une connaissance qu’il veut acquérir.

En gros, c’est ce que fait le jeu pédagogique. Le pédagogue doit donc le voir et le considérer comme un examen ou un préexamen peu ou pas menaçant qui annonce les compétences du joueur ou ces incompétences.

Pour qu’il soit efficace, il faut donc qu’il soit utilisé après un apprentissage précis et théorique. Par la suite, le jeu pédagogique va démontrer ce qui est acquis ou pas et même, à cause de l’influence des pairs-joueurs, augmenter ses connaissances.

L'IMPACT SE SITUE À TROIS NIVEAUX!

NIVEAU DE L’ÉLÈVE NORMAL
Ici, le jeu pédagogique est un autre moyen pédagogique pour concentrer et raffermir les connaissances acquises. C’est carrément un examen d’un autre genre. Pour le pédagogue c’est un moment privilégié où il peut observer calmement et efficacement le degré de contrôle des acquis souhaités.

NIVEAU DE L’ÉLÈVE NORMAL MOMENTANÉMENT EN DIFFICULTÉ
Il arrive parfois qu’un élève éprouve des difficultés momentanées face à telle ou telle discipline. Ce qui met l’élève dans une situation de sous-apprentissage comme si rien ne voulait entrer dans sa tête, une sorte de blocage très circonscrit. C’est alors que le jeu peut facilement dénouer cette tension, car le jeu sous-tend un acte magique et si en plus le contexte où il s’exécute est un contexte SANS JUGEMENT DE VALEUR l’élève pourra probablement, avec la réaction des autres joueurs faire ce que j’appelle UNE RESTRUCTURATION DE SES CONNAISSANCES. Si on peut lui permettre cela alors, le blocage s’élimine et « le joueur semble comprendre mieux »! En fait, il vient d’intégrer la connaissance souhaitée.

NIVEAU DES ÉLÈVES EN DIFFICULTÉ D’APPRENTISSAGE
C’est une médecine très intéressante, car elle enlève la lourdeur de la compétence de sur le joueur et celui-ci va s’y adonner sans réaliser qu’il passe un examen. Très souvent pour les élèves en difficulté la peur de l’examen les congèle littéralement, leur tête semble se vider de tout contenu pour faire place à un sentiment de nuage ou d’ouate (coton) et leurs oreilles se mettent à siller. C’est la panique et comme les échecs sont très nombreux dans leur parcours scolaire c’est comme une norme qu’on ne peut plus contrer.

Par contre si je joue ce n’est pas sorcier! Je ne crains pas de jouer et je risque même d’être bon. Quant au pédagogue il peut apporter plein de correctifs dans ses cours qui eux favoriseront l’apprentissage souhaité et qu’on ira à nouveau contrôler avec le jeu. Par la suite lorsque le sujet démontre un bon potentiel de connaissance de la discipline il suffira de faire un examen en lui démontrant que c’est la même chose que le jeu. Le tour sera joué et l’élève sera mis sur les rails du progrès. Par contre avec cette façon d’intervenir on comprendra facilement que cela demande DU TEMPS…!

19 septembre 2007

LE JEU EST UN ENSEMBLE DE PARADOXES EN SOI

Pour ceux qui voient dans le jeu juste un aspect qu’on peut nommer PARADOXE, je répondrai que : OUI, mais pas juste UN paradoxe! Il est paradoxe pour toute personne qui vieillit! Dont certains plus vites que d’autre. Il y a donc les vieux qui au fil du temps le sont devenus et ce que je nomme amicalement les jeunes vieux de la société.

Celui qui ne vieillit pas dans son cœur, dans ses émotions, dans ses passions, dans ses pensées est semblable à l’enfant, un enfant raisonnable et nul n’est besoin pour lui de se faire faire des nuances nées de la distinction mal habile entre le jeu et la réalité. Il sait pertinemment bien ou est le jeu et où débute le réel?

Sauf que celui (et c’est une bonne majorité) qui a été « briefé », récupéré par une société intellectuelle uniquement, par le système scolaire redevable à cette même société, vit que de son intellectuel et uniquement pour celui-ci. Ignorant qu’il a déjà eu des émotions, de la paix de l’âme et de la joie de vivre à l’époque dilatente ou il était enfant sans toutes ses responsabilités vraies ou fosses à laquelle il a bien voulu s’obliger?

Quant au fait que tout n’est pas un jeu, l’individu est le seul maître dans ce domaine. Même les pires gibiers de potence jouent et aiment jouer avec la loi la légalité et la justice donc personne ne peut dire qui va jouer, qui doit jouer et comment à moins d’aimer jouer au ridicule! Alors, celui qui joue sait très bien quand le jeu se termine… il se termine lorsque l’émotion et le désir de départ n’y sont plus! Même chez les tout-petits on voit lorsque les enfants décrochent.

Par contre en groupe ce même individu peut avoir des problèmes à percevoir la fin, le décrochage dû au dynamisme et à l’énergie émise par le groupe d’où la nécessité d’avoir une sorte de chef (leader) capable de détecter cette situation.

Pourquoi cette variable? C’est que certaines personnes vivent de l’énergie collective (on voit bien cela dans les mouvements de foule) ce qui les entraîne comme une « Wake up » cette drogue qui vous fait oublier la fatigue, dans un mouvement presque sans fin. Le joueur ne joue pas, il contre réagis, porté par le mouvement sans considérer ses propres besoins, ses propres désirs, ses propres émotions.

Si cela est vrai pour certains joueurs compulsifs, c’est aussi vrai pour certains chefs de jeu qui n’ose pas intervenir sous prétexte qu’il va brimer certains joueurs en réagissant sur leur rythme. Mettre fin à une activité ludique est très important pour apprendre justement la différence entre jeu et réalité et ne pas le faire, nuirait à beaucoup d’autres apprentissages tel qu’apprendre à mettre fin à une activité… apprendre le détachement… etc.

26 août 2007

POURQUOI LES JEUX SONT-ILS INDISPENSABLE DANS LA CLASSE?

Voilà une question qui revient souvent lorsque je fais des animations! La réponse repose sur l’évolution de l’enfant.

C’est essentiellement pour aider un enfant à structurer et développer ses réflexes archaïques afin que ceux-ci deviennent des schèmes, il est donc préférable de passer par le vécu de l’enfant. Le cerveau de l’enfant à la naissance ne fonctionne pas sur tous les plans, comme son nom l’indique, il réagit (réflexe) à son environnement. Plus il sera stimulé dès sa naissance plus ses réflexes archaïques agiront et plus vite ils établiront un réseau efficace servant à établir un système nerveux normal. De là, découlera tout un raffinement de réflexes qui apparaîtront comme une action automatique liée de manière innée à une fonction initiale, mais qui se répète de façon indifférenciée quelles que soient les circonstances. Ces nouveaux réflexes deviennent donc des schèmes.

Le schème étant une nouvelle structure, il se donne pour fonction de structurer la connaissance ou l’entité abstraite qui correspond à la structure de l’action, c’est dans le langage populaire ce qui est dit « trait d’intelligence ». C’est avec le schème que se développera le processus qui traite de l’information reçue pour en tirer des renseignements qui permettent de contrôler efficacement l’environnement.

IMPORTANT! La répétition des schèmes est importante, car elle sert à le complexifier par l’ajout d’autres schèmes qui sont intégrés vers le développement cognitif ou l’apprentissage.

L’élément le plus apte à cette répétition, c’est le jeu dirigé.

Ce processus est vrai jusqu’à TROIS ANS ENVIRON. D’où l’importance de faire « jouer », dirons-nous sous réserve, de façon structurée les poupons.

Après trois ans, on devrait diminuer les « jeux » qui sont en fait des activités dirigées pour permettre des jeux ludiques seulement, MAIS dans un cadre précis qui est la pédagogie ludique.

Tous ses coins de jeux devraient être laissés au libre arbitre du joueur comme défini dans le jeu ludique

Y A-T-IL UN AGE "DÉBUT ET FIN" POUR UTILISER LE JEU?

Une question que je me pose au sujet du contenu de votre site est l'age auquel s'adresse la pédagogie par le jeu que vous prônez et le public concerné

Dans l'école française, le jeu ludique est admis jusqu'à 5-6 ans. Au-delà, les instructions officielles de l'Éducation nationale française prônent clairement les jeux éducatifs et surtout les jeux pédagogiques. La Maison des Jeux est plutôt sur une base de partage play/game et prône la pratique d'un jeu libre et gratuit (autour de jeux de compétitions à règles, jeux de plateau) au sein de l'école, indépendamment des disciplines scolaires, ce qui ne va pas sans heurter certaines sensibilités institutionnelles. Un de mes problèmes est de montrer que cette pratique est bénéfique aux enfants, non pas en remplacement des autres pratiques ludiques, mais en complément. Si sur le plan sociologique, cela ne pose guère de problème à montrer, au niveau psychologique il semble que je sois un peu juste côté arguments, notamment parce que j'ai trouvé beaucoup de choses chez le développement du jeune enfant et très peu sur les enfants de plus de 6 ans. Ma pratique scolaire en tant qu'instituteur m'a montré que le besoin de jeux des enfants fréquentant l'école élémentaire est grand encore, mais cet argument empirique est de peu de poids face à l'institution...

Voici donc ma réponse…
Le contenu de mon site s’adresse en fait à tous les âges.

J’ai commencé mes recherches avec des enfants déficients intellectuels moyens. Pourquoi parce qu’avec eux on voit sans interprétation ce qui se passe réellement dans la tête d’un enfant dit normal… les difficultés, le mode fonctionnement dans l’action, etc.

Puis, une fois que mes hypothèses semblaient étoffées de raisons probantes, j’ai été vérifier toute ma philosophie auprès d’enfants dits normaux, d’ados, et des personnes du troisième âge. La clé du succès en pédagogie du ludique,: savoir utiliser un verbal adapté d’une part et d’autre part avoir des médiums qui répondent aux diverses clientèles

La raison pour laquelle cela n’est pas très bien exprimé c’est que je suis à travailler à mon 5e livre en pédagogie du jeu. Les maisons d’édition ne sont pas très chaudes avec les web!!! Alors, je ne voulais pas trop préciser pour garder un peu de nouveauté au prochain livre qui traitera du jeu de 0 à 99 ans!!!! En fait sur le site tout est, un peu généralisé, le spécifique étant dans les livres.

9 août 2007

JEU ET DÉFICIENCE INTELLECTUELLE

J’ai vu sur votre site que dans la formation sur le jeu et ses secrets vous parlez du jeu comme moyen d’aider au développement des enfants déficients intellectuels.

**Pouvez-vous m’aider à situer le jeu dans le processus éducationnel de l’enfant et du jeune déficient intellectuel selon le type et le niveau du jeu?

** Comment analyser les jeux en fonction de leur utilisation éducative ou pédagogique?

** Quels sont les jeux possibles avec les enfants déficients

o Comment doit-on mener les jeux pour qu’ils soient efficaces
o Pourquoi choisir celui-ci plutôt que celui-là
o Quels sont les objectifs visés.
o Peut-on s’attendre à des résultats


Je dirais comme explications globales que le jeu n’aide pas à développer l’enfant déficient intellectuel, il sert de MOYEN pour lui permettre d’appréhender le monde. Il l’aide à apprendre selon son rythme et ses besoins spécifiques. Il suit en quelque sorte son niveau de compréhension ce que, nous adulte instruit et surtout très intelligent, ne pouvons plus comprendre cette forme de raisonnement primitive. Même si nous essayions de retourner dans nos souvenirs sur les débuts de notre période d’apprentissage formel, il n’est pas acquis que cela serait efficace.

Le jeu est donc un excellent MOYEN pour permettre à l’enfant déficient intellectuel d’acquérir des compétences et aussi de nous permettre une observation comportementale efficace, puisque nous voyons comment il réagit et donc qu’il apprend.

Si le joueur quel qu’il soit, ne se sent pas habileté à faire tels ou tels jeux il considèrera ce nouveau jeu comme peu ou pas intéressant. C’est notre cas vous et moi et à plus forte raison si on est un enfant. Cette dimension du jeu relié à l’émotivité et à sa compétence est un atout important en pédagogie. Lorsque j’ai pu confirmer cela, c’est alors que je me suis mise à étudier le jeu par le biais d’enfant déficient mental moyen parce qu’avec eux on le voit très bien. Dû à leur naïveté, bien sûr, et au fait qu’ils demandent plus de temps pour analyser les demandes qu’on leur fait le pédagogue peut constater et même voir le cheminement cognitif que cet enfant fait avant d’en arriver à une quelconque réponse.

Pourquoi ne voit-on pas la même chose chez le jeune enfant? Uniquement parce que le sujet intelligent réagit et trouve une réponse rapidement sans nécessairement montrer toutes les étapes qu’il parcourt pour y arriver.

C’est aussi la raison, pourquoi on n’a pas à faire des choix de jeu, mais bien mettre l’enfant déficient intellectuel devant une panoplie de jeu et de jouet qui soit le plus varié possible (ludique, éducatif, pédagogique, construction, assemblage, sériation, etc.)? Le joueur vous dira ceux où il est compétent et ceux dont il ne se sent pas compétent pour les faire.

Vous voilà avec deux résultats l’un qui suffit d’observer pour comprendre le cheminement de l’enfant déficient intellectuel et l’autre ou il vous faudra travailler à faire acquérir les pré-requis nécessaires afin d’augmenter son bagage de connaissance

Pour l’enfant déficient intellectuel « le jeu est plus qu’une occupation primordiale de l’enfant » c’est aussi, nous l’avons déjà dit, son MOYEN de comprendre donc c’est un élément important dans son processus d’éducation et il n’y a pas de type de jeu particulier ni de niveau spécial si ce n’est que de présenter des jeux que l’enfant déficient intellectuel peut réaliser de par lui seul.

Je préfère donner à l’enfant déficient intellectuel un jeu en lui expliquant les points cruciaux (du type où est le bouton de commande, doit-on tourner ou tirer… etc.) pour qu’il puisse jouer sans qu’il y ait de bris. Le reste, il doit le découvrir, car si on lui dit QUOI FAIRE et COMMENT FAIRE il ne deviendra qu’un exécutant plus ou moins doué. Les résultats seront peut-être intéressants, mais l’apprentissage sera exactement comme si on le mettait dans une classe régulière, il ne comprendra presque rien! Pire nous n’aurons pas d’indices pour nous dire où sont ses lacunes.

Comme tout être vivant si la résolution de problème demande un questionnement et que la découverte de la réponse est sollicitée et encourager l’enfant déficient intellectuel sera enclin à découvrir LA réponse. Alors là vous aurez des résultats mesurables et quantifiables.

13 juillet 2007

MODIFIER OU PAS UN JEU TRADITIONNEL

Ai-je le droit, en tant qu'enseignante, de modifier les règles d'un jeu traditionnel comme le jeu de cartes de la Bataille à des fins didactiques et de l'appeler encore Bataille ?

Voilà une question qui doit nous faire réfléchir sur les besoins de la pédagogie et sur l'influence que nous voulons avoir sur les apprentissages des apprenants.

D’abord comme pédagogue vous devez transmettre – c’est là une grande partie de votre raison d’être – ce que votre société juge pertinent pour ses enfants. Ceci étant dit on devrait comme pédagogue s’assurer que les enfants connaissent leurs traditions du moins celles maintenues par leur société respective. Ici on doit s’assurer que tous les enfants savent bien ce qu’est le jeu de cartes de la Bataille.

Ainsi, on évite toutes confusions possibles. Une fois cela fait, le pédagogue pourra en toute liberté « modifier » le jeu pour d’autres fins tout en gardant l’essence même du jeu. Quant à son appellation, je crois qu’il serait judicieux de faire preuve de créativité, ne serait-ce que pour l’exemple!.

D’autre part comme le message est clair et que c’est un jeu semblable au jeu de cartes de la Bataille l'apprenant quelqu'il soit ne sera pas dupe et il fera la différence.

Je vais vous donner un exemple pour illustrer mon propos.

Le Monopoly!
C’est un jeu qui fut de toutes les familles québécoises de la génération des années 60-70. Longtemps depuis la conquête des Anglais les « canadiens-français », étaient snobés par le milieu des affaires. No French Canadian in the bisness! L’argent disait-on ici était anglais qu’on nommait juste canadien! Puis arrive le jeu du Monopoly! Un jeu qui aide à comprendre les finances et ce fut un vrai raz-de-marée et toutes les familles en voulaient un. Quelques années plus tard (30-35 ans) le succès ne diminue pas.

Au fil des années, nous aurons des drames comme ceux que nous venons d’expliquer et pour en citer qu’une autre et non la moindre prenons la crise du sida.

Un groupe de jeunes médecins un peu désemparé par l’ampleur du sida et les risques probants que les ados en soient les principales victimes, pense donc à « modifié » le jeu Monopoly pour mieux informer. Je dirais même pour informer à leur niveau.

Malheureusement, leur créativité n’était pas aussi forte que leur désir de protéger et le jeu fut nommé LE MONOPOLY DU SIDA. Comme si les ados étaient à ce point illettrés qu’il faille s’assurer à double trait qu’ils comprennent. Quel manque de créativité!!!! Mais ni les enfants ni les ados ni les adultes ne furent dupes, tous savaient très bien que ce jeu était une modification du vrai.

Le Monopoly de par sa constituante attire certains joueurs. Si au lieu de vendre/acheter des terrains et autres choses, pourquoi pas informer sur ce qu’est le sida et apprendre comment s'en protéger, etc.

Bien sûr on a modifié un jeu et pas à peu près, mais si cette modification peut faire réfléchir et permettre de modifier des comportements dangereux pour la santé, pouvons-nous prétendre en tout bien tout honneur qu’on ne doit pas modifier un jeu de type traditionnel.

Pour moi poser la question c’est d’y répondre!

J’ajouterais par contre, que quel que soit la raison qui nous pousse à modifier des jeux, cette modification doit impérativement conserver intact le ludisme du jeu de base.

6 juillet 2007

LA SÉCURITÉ PÉDAGOGIQUE!!!

Ceux qui dénigrent le jeu qui le considère frivole ou déplacé à l’école si on y regarde de près c’est souvent des pédagogues qui manquent de sécurité. En effet il arrive souvent qu’en pédagogie, on ne pense pas à ADAPTER les choses, on prend tout pour acquis se cachant derrière « si j’ai appris ainsi… j’enseigne ainsi! »

Comme tout évolue très vite, un bon pédagogue devrait être d’abord et avant tout une personne versatile capable tel un caméléon de s’adapter à tous les milieux. Alors là il pourrait adapter le jeu, soit à l’aide d’un niveau de langage plus pertinent, soit par l’action mieux ciblée en regard de l’âge du joueur, soit par la dynamique même de certain jeu qu’il pourrait associer à un enseignement spécifique. Ainsi le jeu ne serait plus l’action unique de l’enfant ou le contraire du travail! En fait si on comprend bien les réticences des pédagogues il nous suffit de leur parler que de PLAISIR et là on contourne toutes les notions erronées du jeu qui ne s’adresse qu’aux enfants ou à ceux qui ne veulent pas travailler!

Alors par ce biais aucun pédagogue ne peut être contre la vertu à savoir que l’ados, l’adulte et même le 3e âge aiment connaître des choses par…plaisir! Le plaisir est un ardent besoin, le plus grand des désirs de toute personne qui vit. Alors si on apprenait à adapter le jeu l’école, on aurait peut-être (assurément) moins de cas d’échecs, on aurait moins dans notre société des adultes désoeuvrés ou de p’tits vieux désabusés qui n’attendent que la mort.

Passant par le biais du plaisir, on dévierait l’intellectuel débat sur les qualités que devrait avoir le jeu.

On pourrait aussi mieux leur faire admettre que le jeu, cette chose plaisante est un besoin, un désir, une émotion, une passion tout sauf intellectuel.

Que le jeu est une entité avec toutes les parties qu’on vient d’énoncer et qu’il ne sert à rien de vouloir le rendre à l’image d’un seul agent qu’il soit agent de plaisir, agent de jeu, agent de savoir, agent d’apprentissage, agent de loisirs, agent de détente, agent d’occupation ou agent de tout et de rien. Prendre cette tangente ne réussira qu’a faire éclater son entité au lieu de se servir de son dynamisme qui est essentiellement celle de jouer de découvrir d’explorer avec grand plaisir pour en arriver à comprendre ce qui de prime abord ne nous semble pas explicite.

Le malheur du terme JEU c’est qu’il ne veut pas dire grand chose maintenant que dans la langue française plus que dans d’autres langues. La langue française, l’a associé à un éventail d’objets ou d’actions aussi diverses que le jeu de carte et le jeu de la roulette russe. Les linguistes parlent d’un « mot-valise » et dans le cas du mot jeu c’est comme un prototype de ce mot-valise.

Un ami qui travaillait à l’office de la langue française avait l’habitude de dire, en parlant des gens, qu’ils se bornaient à de vieilles définitions. « Tous les gens qui soient-ils veulent avoir raison même si seulement eux et eux seuls connaissent la profondeur des mots qu’ils utilisent »

Cette réflexion je l’ai un peu traduite ainsi à mes étudiants » chacun vient au monde avec une paire de lunette aux verres teintés ce qui donne au début de sa vie un regard uniforme sur les choses mais en vieillissant chacun veut un regard personnel sur les gens et les choses. Alors il commence à teinter ses lunettes de la couleur qui répond le mieux à son profil (back ground) c’est ainsi que :

*** le sportif voit le jeu comme une action compétitive aux couleurs des règles qui régissent les sport : répétitions d’actions, compétitions, corrections, etc.

*** le technicien en loisirs voit le jeu comme un moyen d’occupation aux couleurs de la détente et de la farniente

*** le pédagogue voit le jeu comme un apprentissage à faire et à réussir aux couleurs de l’effort obligatoire supposément nécessaire pour apprendre, au développement obligatoire de l’intello sans égard aux autres dimensions de la personnalité…sinon, ce n’est pas sérieux!

On pourrait décliner ainsi pas mal de choses sur le sujet, mais disons plutôt que le pédagogue ludique voit le jeu non pas avec ses lunettes teintées mais à travers un kaléïdoscope et ce n’est pas évident de croire que cela est possible pour tous les pédagogues ni tous les communs des mortels!!!!!!!

Quant à l’aspect de PARADOXE dans le jeu, il est le propre de quelqu’un qui vieillit! Ce que je nomme amicalement les jeunes-vieux de la société.

Celui qui ne vieillit pas dans son cœur, dans ses émotions, dans ses passions, dans ses pensées est semblable à l’enfant, il est de fait un enfant raisonnable et nul est besoin pour lui de se faire faire des nuances nées de la distinction mal habile entre le jeu et la réalité. Il sait pertinemment bien ou est le jeu et ou débute le réel.

Sauf que celui, et c’est une bonne majorité, qui a été « brieffer », récupéré par le système scolaire, vie que de son intellectuel et uniquement pour celui-ci. Ignorant qu’il a déjà eu des émotions, de la paix de l’âme et de la joie de vivre à l’époque dilatente ou il était enfant sans toutes ses responsabilités vrais ou fosses à laquelle il a bien voulu s’obliger.

Quant au fait que tout n’est pas un jeu, l’individu est le seul maître dans ce domaine. Même les pires gibiers de potence jouent et aiment jouer avec la loi la légalité et la justice donc personne ne peut dire qui va jouer, qui doit jouer et comment à moins d’aimer jouer au ridicule! Alors celui qui joue sait très bien quand le jeu se termine… il se termine lorsque l’émotion et le désir de départ n’y est plus! Même chez les tous petits on voit lorsque les enfants décrochent.

Par contre en groupe ce même individu peu avoir des problèmes à percevoir la fin le décrochage dû au dynamisme et à l’énergie émise par le groupe d’où la nécessité d’avoir un leader capable de détecter cette situation.

Pourquoi cette variable? C’est que certaines personnes vivent de l’énergie collective, on le voit bien cela dans les mouvements de foule, ce qui les entraîne comme un « wake up » cette drogue qui vous fait oublier la fatigue, dans un mouvement presque sans fin. Le joueur ne joue pas il contre réagi porter par le mouvement sans considérer ses propres besoins, ses propres désirs, ses propres émotions.

Si cela est vrai pour certains joueurs compulsifs c’est aussi vrai pour certain leader de jeu qui n’ose pas intervenir sous prétexte qu’il va brimer certains joueur en réagissant sur leur rythme. Mettre fin à une activité ludique est très important pour apprendre justement la différence entre JEU et RÉALITÉ et ne pas le faire, nuirait à beaucoup d’autres apprentissages tel qu’apprendre à mettre fin à une activité… apprendre le détachement… etc.

LA PLACE DU JEU À L'ÉCOLE PRIMAIRE

Quelle est la place du jeu dans les apprentissages en général à l'école primaire?
Pour quels apprentissages?
La mise en oeuvre du jeu?
Est-il toujours efficace?
Comment varier les approches?

Le jeu devrait avoir 3 places précises au primaire :
1. permettre d’explorer des notions et des concepts souvent trop abstraits.
2. permettre d’expérimenter ou d’appliquer les notions et les concepts découverts.
3. permettre de vérifier (jeu pédagogique) tel un test si ceux-ci sont acquis.

Quand un pédagogue comprend bien l’apport du jeu dans l’apprentissage par le biais de la pédagogie ludique celui-ci est capable de faire découvrir les notions et les concepts puis par la suite, il les explique en y mettant des mots qui souvent auraient été trop abstraits avant. Alors, les notions et les concepts seront non seulement compris, mais mieux intégrés dans le bagage académique de l’élève qui pourra par la suite généraliser ses appris.

Contrairement à une éducation axée sur la mémoire (apprendre par cœur et réciter) tandis que l’ approche ludique met en place des stratégies de résolution de problèmes faisant appel à plusieurs stratégies comme pouvoir analyser, pouvoir comparer, pouvoir associer, rechercher des réponses, etc.

Par contre, le jeu sera efficace seulement si c’est vraiment un jeu c’est-à-dire que l’on accepte que le PLAISIR soit d’abord et avant tout la constituante du jeu et que le travail fourni en joueur soit GRATUIT dans le geste et l’action. Il ne faut pas tout récupérer au profil de l’esthétisme ou de l’impératif de noter le travail!!!! L’absence du PLAISIR et de la GRATUITÉ fait du jeu un simple exercice avec tout ce que cela comporte de JUGEMENT DE VALEUR.

Pour varier les approches, il faut doser les périodes obligatoires d’apprentissage formel et structuré et les périodes d’apprentissage ludique.

Je vous donne rapidement un exemple.

Je veux faire comprendre les additions aux élèves qui n’ont jamais entendu parler de cela. Je vais donner à chacun des objets pour cette fois je vais parler de fruits, le médium, en fait, est peu important. Je donnerai 2 pommes, 2 bananes, 3 oranges et 2 petits napperons de papier.

Voici donc ce que ce prof fera…

1. Peux-tu mettre les pommes sur un napperon?
2. Mets les bananes sur l’autre napperon!
3. Qui peut me dire combien il y a de fruits sur les napperons?
Le prof tout en donnant la consigne se dirige vers un élève et pointe chaque fruit en les comptant a haute voix : 1-2-3-4.
Bravo! Tu as bien compté!
4. Le prof mettra alors une petite croix entre les deux napperons (+) « Voilà tu as 2 pommes plus (+) 2 bananes cela fait… ici le prof mettra le symbole =… = 4 fruits
5.Alors le prof fait réaliser qu’on vient d’additionner…..
6. Est-ce qu’on a utilisé tous les fruits que je t’ai donnés?… Non!
7. Alors si je te donne un autre napperon peux-tu les mettre dessus?
8. Pour les additionner aux autres fruits qu’est-ce qu’on doit faire? … et là dès qu’un élève dit mettre un « plus » ou bien mettre une « croix » le prof lui donne un (+)
9. Ici, il y aura une autre attrape, car si l’élève met les oranges après = on devra questionner pour lui faire constater la difficulté. Donc on additionne avant de mettre le signe égal qui lui signifie « je vais vous donner la réponse »

On peut faire cela avec pas mal de notions et de concepts c’est une question de créativité et de réflexion différente sur la pratique pédagogique. Comme on le constate, si on fait ce petit jeu quelques fois l’élève développera une façon différente d’aborder les maths parce qu’il sera obligé de développer des stratégies de recherche… pas mal!!!!!



LA SÉCURITÉ PÉDAGOGIQUE!!!

Ceux qui dénigrent le jeu qui le considère frivole ou déplacé à l’école si on y regarde de près c’est souvent des pédagogues qui manquent de sécurité. En effet, il arrive souvent qu’en pédagogie, on ne pense pas à ADAPTER les choses, on prend tout pour acquis se cachant derrière « si j’ai appris ainsi… j’enseigne ainsi! »

Comme tout évolue très vite, un bon pédagogue devrait être d’abord et avant tout une personne versatile capable telle un caméléon de s’adapter à tous les milieux. Alors là il pourrait adapter le jeu, soit à l’aide d’un niveau de langage plus pertinent, soit par l’action mieux ciblée en regard de l’âge du joueur, soit par la dynamique même de certain jeu qu’il pourrait associer à un enseignement spécifique. Ainsi, le jeu ne serait plus l’action unique de l’enfant ou le contraire du travail! En fait si on comprend bien les réticences des pédagogues il nous suffit de leur parler que de PLAISIR et là on contourne toutes les notions erronées du jeu qui ne s’adresse qu’aux enfants ou à ceux qui ne veulent pas travailler!

Alors par ce biais aucun pédagogue ne peut être contre la vertu à savoir que l’ado, l’adulte et même le 3e âge aiment connaître des choses par…plaisir! Le plaisir est un ardent besoin, le plus grand des désirs de toute personne qui vit. Alors si on apprenait à adapter le jeu l’école, on aurait peut-être (assurément) moins de cas d’échecs, on aurait moins dans notre société des adultes désoeuvrés ou de p’tits vieux désabusés qui n’attendent que la mort.

Passant par le biais du plaisir, on dévierait l’intellectuel débat sur les qualités que devrait avoir le jeu.

On pourrait aussi mieux leur faire admettre que le jeu, cette chose plaisante est un besoin, un désir, une émotion, une passion tout sauf intellectuel.

Que le jeu est une entité avec toutes les parties qu’on vient d’énoncer et qu’il ne sert à rien de vouloir le rendre à l’image d’un seul agent qu’il soit agent de plaisir, agent de jeu, agent de savoir, agent d’apprentissage, agent de loisirs, agent de détente, agent d’occupation ou agent de tout et de rien. Prendre cette tangente ne réussira qu’a faire éclater son entité au lieu de se servir de son dynamisme qui est essentiellement celle de jouer de découvrir d’explorer avec grand plaisir pour en arriver à comprendre ce qui de prime abord ne nous semble pas explicite.

Le malheur du terme JEU c’est qu’il ne veut pas dire grand-chose maintenant que dans la langue française plus que dans d’autres langues. La langue française, l’a associé à un éventail d’objets ou d’actions aussi diverses que le jeu de cartes et le jeu de la roulette russe. Les linguistes parlent d’un « mot-valise » et dans le cas du mot jeu c’est comme un prototype de ce mot-valise.

Un ami qui travaillait à l’office de la langue française avait l’habitude de dire.en parlant des gens qu’ils se bornaient à de vieilles définitions. « Tous les gens soient-ils veulent avoir raison même si seulement eux et eux seuls connaissent la profondeur des mots qu’ils utilisent »

Cette réflexion je l’ai un peu traduite ainsi à mes étudiants » chacun vient au monde avec une paire de lunettes aux verres teintés ce qui donne au début de sa vie un regard uniforme sur les choses, mais en vieillissant chacun veut un regard personnel sur les gens et les choses. Alors, il commence à teinter ses lunettes de la couleur qui répond le mieux à son profil (back ground) c’est ainsi que :

ÿ le sportif voit le jeu comme une action compétitive aux couleurs des règles qui régissent les sports : répétitions d’actions, compétitions, corrections, etc.

ÿ le technicien en loisirs voit le jeu comme un moyen d’occupation aux couleurs de la détente et du farniente

ÿ le pédagogue voit le jeu comme un apprentissage à faire et à réussir aux couleurs de l’effort obligatoire supposément nécessaire pour apprendre, au développement obligatoire de l’intello sans égard aux autres dimensions de la personnalité…sinon, ce n’est pas sérieux!

On pourrait décliner ainsi pas mal de choses sur le sujet, mais disons plutôt que le pédagogue ludique voit le jeu non pas avec ses lunettes teintées, mais à travers un kaléidoscope et ce n’est pas évident de croire que cela n’est possible pour tous les pédagogues ni tous les communs des mortels!!!!!!!

Quant à l’aspect de PARADOXE dans le jeu, il est le propre de quelqu’un qui vieillit! Ce que je nomme amicalement les jeunes vieux de la société.

Celui qui ne vieillit pas dans son cœur, dans ses émotions, dans ses passions, dans ses pensées est semblable à l’enfant, il est de fait un enfant raisonnable et nul n’est besoin pour lui de se faire faire des nuances nées de la distinction mal habile entre le jeu et la réalité. Il sait pertinemment bien où est le jeu et ou débute le réel.

Sauf que celui, et c’est une bonne majorité, qui a été « briefer », récupéré par le système scolaire, vie que de son intellectuel et uniquement pour celui-ci. Ignorant qu’il a déjà eu des émotions, de la paix de l’âme et de la joie de vivre à l’époque dilatente ou il était enfant sans toutes ses responsabilités vraies ou fosses à laquelle il a bien voulu s’obliger.

Quant au fait que tout n’est pas un jeu, l’individu est le seul maître dans ce domaine. Même les pires gibiers de potence jouent et aiment jouer avec la loi la légalité et la justice donc personne ne peut dire qui va jouer, qui doit jouer et comment à moins d’aimer jouer au ridicule! Alors, celui qui joue sait très bien quand le jeu se termine… il se termine lorsque l’émotion et le désir de départ n’y sont plus! Même chez les tout-petits on voit lorsque les enfants décrochent.

Par contre en groupe ce même individu peut avoir des problèmes à percevoir la fin le décrochage dû au dynamisme et à l’énergie émise par le groupe d’où la nécessité d’avoir un leader capable de détecter cette situation.

Pourquoi cette variable? C’est que certaines personnes vivent de l’énergie collective, on le voit bien cela dans les mouvements de foule, ce qui les entraîne comme une « wake up » cette drogue qui vous fait oublier la fatigue, dans un mouvement presque sans fin. Le joueur ne joue pas il contre réagi porter par le mouvement sans considérer ses propres besoins, ses propres désirs, ses propres émotions.

Si cela est vrai pour certains joueurs compulsifs, c’est aussi vrai pour certains leaders de jeu qui n’ose pas intervenir sous prétexte qu’il va brimer certains joueurs en réagissant sur leur rythme. Mettre fin à une activité ludique est très important pour apprendre justement la différence entre JEU et RÉALITÉ et ne pas le faire, nuirait à beaucoup d’autres apprentissages tel qu’apprendre à mettre fin à une activité… apprendre le détachement… etc.

20 juin 2007

PARTISANE D'UNE PÉDAGOGIE DU LUDIQUE...

QUESTION:
En quatrième de couverture de vos livres, on vous qualifie de "partisane d'une pédagogie du ludique". J'aimerais savoir si la pédagogie du ludique est un concept à part de la pédagogie classique et si oui, quels en sont les fondements et les croyances?

RÉPONSE
La pédagogie du ludique est en fait rien de moins que l’application d’une philosophie de vivre qui autorise l’individu à apprendre par tous les moyens possible, et cela, à son rythme.

La pédagogie du ludique exige de celui qui la met en pratique une grande connaissance des apprentissages qu’il veut faire faire de un, puis, cette pédagogie exige de définir ses objectifs avec précision. C’est là que se situe très souvent le gros du problème. L’apprentissage par le jeu peut devenir non pas un moyen pédagogique, mais une sorte de mélange, de je-m’en-foutisme si les objectifs ne sont pas bien définis, pour en quelque sorte encadré l’apprenant dans sa démarche qui peut avoir plusieurs axes et parcourir plusieurs avenues avant d’en arriver à l’apprentissage souhaité.

En fait l’intérêt important en regard du pédagogue c’est qu’il lui permet d’observer le joueur et sa démarche et de lui apporter systématiquement des supports, des correctifs ou de l’aider. Ce mode de fonctionnement lui permet de plus, de pouvoir suivre l’apprenant et non de le devancer dans son apprentissage respectant ainsi sa phase de latence comprise entre l’appris et l’acquis.

La pédagogie du ludique comme vous le voyez est né des principes qui sous- tendent la majorité des pédagogies sauf qu’elle focalise UNIQUEMENT sur l’apprenant et son rythme et non sur le contenue seulement que le pédagogue tient à faire acquérir à l’apprenant.

Une fois cela dit il faut aussi comprendre qu’elle est un des moyens dans la valise du pédagogue et qu’elle ne règlera pas tout. Apprendre ses tables de multiplication restera toujours fastidieux, on aura beau les réciter les pieds au plafond et la tête dans des coussins l’effort reste le même et le moyen des apprendre est de les mémoriser!

La pédagogie du ludique comme tout autre forme de pédagogie à ses forces et ses limites. Elle convient à certains et peuvent déplaire à d’autres tant le pédagogue que l’apprenant. Elle peut aider à mieux saisir certaines notions, certains concepts comme d’autres pédagogies peuvent le faire il lui faut par contre deux axes solides :

1. un pédagogue voué à sa philosophie et qui comprend très bien les enjeux donc que cette façon d’aborder l’apprentissage lui colle à la peau

v connaître la matière à faire acquérir sur le bout des doigts

v capable de gérer l’imprévue et surtout de ne pas en avoir peur

v accepter les détours non pas comme de fausses réponses ou des réponses inappropriées, mais comme un moyen de mieux utiliser l’ensemble des connaissances de l’apprenant en vue de résoudre le problème

v sait et peut ramener l’apprenant de façon détournée vers les connaissances nécessaires pour acquérir l’apprentissage en cours

v Utiliser favorablement les lieux, les accessoires, les situations et les imprévues pour rentabiliser le parcours vers l’apprentissage souhaité.

2. elle procède par détour, par de l’indirect c’est-à-dire que l’apprenant n’est pas ou très peu conscient du but visé. Ainsi tout au long de son « jeu » aura-t-il droit à toutes les découvertes que le pédagogue n’aura peut-être jamais pensé ni perçu. Ce qui, pour l’apprenant lui donnera un plus large éventail de connaissances

3. À cause du processus qui peut prendre bien des chemins divers, voire même complexes pour en arriver à l’apprentissage souhaité, la GÉNÉRALISATION de l,acquis sera d’autant plus ferme et important.

Voilà comment agit la pédagogie du ludique!