JE SOUHAITERAIS SAVOIR SI ON PEUT DIRE QUE LA CONSTRUCTION D' UN JEU EST UN JEU?
Un jeu est une activité qui dans l’absolu devrait être ludique donc imbue de plaisir intrinsèque et gratuit. Mais l’on peut et on le fait, trouvé du ludique c’est-à-dire du plaisir intrinsèque à construire un jeu assurément.
Comment le savoir, c’est une autre chose!
Pour qu’un joueur soit « joueur », il faut donc qu’il ait envie de faire l’activité et que cela le décante de la vie et du quotidien. On ne joue pas à la maman ou au papa on joue à faire semblant! C’est la même chose ici on ne joue à construire on construire un jeu.
Dans certains de mes livres sur le jeu, je donne ce que certains intellectuels (!) appellent des recettes. J’ai construit des jeux! Personnellement lorsque je les faisais j’avais un plaisir fou et c’était pour moi un grand moment de pleine détente. Rien n’existait que moi et mon monde particulier à ce moment-là. J’inventais des activités et je pouvais même voir les élèves, leurs sourires et entendre leur rire.
J’étais (encore aujourd’hui je dois dire) dans un état second. Mon obligation de créer une activité ludique, mon obligation de la mettre dans une forme pédagogique précise, mon obligation de justification pédagogique n’était pas présente à ce moment-là. JE CRÉAIS!
Une fois satisfaite alors là commençait le boulot si je peux dire. Non pas que c’était fastidieux, mais c’était une autre dimension de moi qui prenait la relève. Le plaisir intrinsèque sans but annoncé tout à fait gratuit qui peut fonctionner ou non faisait alors partie de cette « transe ludique ».
Puis plus tard des fois quelques jours plus tard… j’aimais pas coupé mon plaisir trop vite… alors, j’analysais la construction du jeu avec cette fois un plaisir professionnel qui lui venait de mon grand intérêt et de mon goût pour la pédagogie. La pédagogie fine, réfléchie, analysée qui doit servir l’élève… je faisais alors mon travail avec bonheur!
Donc si je résume mon long exemple je confirme que la construction de jeux doit nécessairement passer par la définition de jeu dont l’essence même est le ludique et la gratuité
EST-CE QUE POUR VOUS, LA CONSTRUCTION D’UN JEU EST UNE ACTIVITÉ UNIQUEMENT MANUELLE?
Alors là on peut le voir de diverses façons!
A) Pour construire un jeu, il faut ou bien l’écrire (manuelle même à l’ordi) ou bien devoir le fabriquer comme le jeu d’échec. Alors, il peut y avoir une étape dite manuelle ou si vous aimé mieux, une étape dite réalisation.
B) Pour construire un jeu, il faut surtout savoir pourquoi on le fait et en quoi il sera un jeu! Si on construit des plaquettes avec des chiffres pour y faire des additions mentales, ce n’est pas un jeu même si les plaquettes sont de formes bizarres ou de couleurs recherchées. Ici nous parlerons d’activités pédagogiques et les plaquettes sont en fait du MATÉRIEL PÉDAGOGIQUE.
C) Pour construire un jeu il faut que le constructeur soit capable d’imagination, de ludisme, et du goût intrinsèque d’avoir du plaisir quoiqu’il advienne du résultat. En d’autres mots les meilleurs jeux qu’on construit se sont ceux qui au départ n’ont pas de finalités en soit.
Pourquoi?
Parce que si on débute la construction avec une finalité précise comme dons l’exemple plus haut… faire apprendre l’addition… il y a de fortes chances que la construction de ce qui se voudrait un jeu devienne, à cause de nos connaissances antérieures, à cause de nos besoins professionnels, à cause de la société qui à des vues précises sur le sujet, que ce jeu devienne un médium d’enseignement, du matériel et voir même une méthode. C’est ainsi qu’on a dénaturé bon nombre de jeu les faisant passer au début du XXe siècle du statut de jeu au statut « d’adjoint à la pédagogie »
Et là ce ne sont plus des jeux et les élèves ou tout autre joueur le sentent bien!
Quant à moi je ne suis pas « puriste » au point de dénier du matériel ludique pour aider un élève à mieux apprendre non pas du tout, mais je tiens à ce que je nomme dans mes livres ACTIVITÉS SANS JOUETS ainsi le médium que l’on peut offrir à l’élève en serait-il un abstrait (dans son imagerie mentale) ou concret comme des coussins par exemple qu’il dépersonnalisera.
18 juin 2008
QUI L’EÛT CRU QUE LE JEU POSE TANT DE PROBLÈME!
Un de mes interlocuteurs, un jour m’a envoyé un texte qui est devenu au fil de notre correspondance une sorte que réflexion-réponse. Je le publie, car à mon sens il représente très bien la dualité des idées que nous pouvons entretenir face au jeu.
Alors, voici cette réflexion…
UNE RELATION D’AIDE j’aime votre vocable ici et il est bien ce que veut dire lorsque je pense au JEU ÉDUCATIF c’est en fait le premier pas vers la structure que l’on donne au joueur. Il y a des règles qui paraissent souples qui peut aider à dédramatiser un apprentissage ardu, très souvent il s’agit d’un apprentissage fait ou sollicité au mauvais moment. Ici encore il peut être seul ce joueur ou avec d’autres, peut importe, mais cette fois il doit respecter non plus que ses désirs, que ses besoins, etc., mais il doit respecter les règles.
UNE RELATION DISONS D’INDÉPENDANCE ici, vous donnez dans vos mots (qui sont parfait) la définition du jeu éducatif en pédagogie. Malheureusement, on pense souvent que cette forme est dévolue aux sports et aux loisirs. Le jeu quand il arrive en pédagogie, le pédagogue l’utilise sans discernement autre que comme un aide à la pédagogie. Par contre si le pédagogue comprend bien les différents niveaux de jeux il réalisera que seul le jeu pédagogique est une autre forme de tests ou d’examens. Pour pouvoir jouer, il faut avoir certaines compétences. Alors, là il sera à même d’introduire le jeu éducatif au moment des apprentissages. C’est bien ce que vous préconisez n’est-ce pas?
En contrepartie, le jeu, et notre correspondance me l'ont confirmé, n'est pas une panacée. L'idée que je retiens et sur laquelle je vous rejoins, c'est qu'il représente une façon d'apprendre autrement et j'ajouterai d'enseigner autrement. On est là aussi sur la problématique de la "différence " et je crois que, là aussi, le jeu "fait peur ".
C'est ce que j'essaie de montrer au travers d'un certain nombre de contextes "favorables "mais également "défavorables " à l'utilisation du jeu à l'école (et plus particulièrement en EPS). Le jeu nourrit des peurs, peut-être parce qu'il est basé sur des illusions, des représentations, des attentes... À l'école, le jeu fait peur à ceux qui ont peur de ceux qui jouent : les enfants.
Le jeu dérange incontestablement. Mais le jeu est aussi une arme de révolte que semblent brandir ceux qui souffrent ou ont souffert des apprentissages scolaires. Et parmi ces victimes les enseignants eux-mêmes, eux-mêmes qui vivent cette ambiguïté : après tout, ne doivent-ils pas leur réussite malgré aux apprentissages scolaires ?... Jouer/apprendre on est là dans le coeur d'une dualité.
Le jeu est, dans le cadre scolaire, l'indicateur de toutes les contradictions et c'est pourquoi il est si difficile à saisir. Jouer ce n'est pas apprendre, mais c'est aussi apprendre. Jouer aide à apprendre, mais jouer c'est avant tout jouer. Jouer c'est une façon originale d'apprendre, ce n'est pas vraiment apprendre, mais force est de constater, que c'est aussi apprendre...
Le problème c'est qu'à mettre le jeu de partout on risque de ne plus le voir nulle part! Et alors ne risque-t-il pas de disparaître, au profit du "tout apprendre "...
C'est pourquoi, je pense que pour que les enfants s'y retrouvent et aussi les enseignants et même si tout ça est relativement complexe, il faut de temps en temps prendre le temps de laisser les enfants jouer à l'école.
Mais jouer vraiment!
Reste à savoir ce que cela recouvre, d'où ma tentative de l'opposer à l'apprentissage... à un certain moment. Et d'autres fois, au contraire, il faut placer les enfants en situation d'apprentissage : stop là on ne joue plus, on apprend! En fin de compte, l'élève doit apprendre à apprendre selon divers modes d’enseignement.
En EPS, il y a des manières particulières d'apprendre, c'est-à-dire de se transformer, par exemple celle qui consiste à" apprendre par coeur un enchaînement", ou bien à "répéter des séries d'exercices " pour développer des ressources bio musculaires, perceptives... Apprendre à apprendre, et aussi apprendre à jouer (pour certains "traumatisés ") ou (ré) apprendre à jouer pour la majorité.
Alors pourquoi tout ça?
Pourquoi jouer?
On pourrait avancer une idée très pragmatique : jouer pour apprendre, pour faire la différence entre le jouer et l'apprendre et aujourd'hui, les enfants dans le monde "ludique " dans lequel ils vivent, il n'est pas aisé pour eux de faire la différence : tout semble instructif, des jeux vidéo, aux programmes télé, en passant par les activités de loisir. Le jeu est très suspect, commercialement suspect. Alors oui, plus vous lui aurez appris à jouer et plus il apprendra, pourrait-on dire!
Sauf que, je vous entends ! Jouer est aussi fait pour jouer. Le jeu possède sa propre richesse, sa propre finalité (autotélique...)
Se pose alors la question des lieux où on peut raisonnablement jouer. L'école sans doute, sauf que (c'est notre ministre qui le dit) la mission de l'école n'est pas de divertir...mais d'apprendre. Et alors là on est piégé : si jouer c'est fait pour jouer, alors c'est que ce n'est pas fait pour apprendre!!
Qui l'eût cru que le jeu pose tant de problèmes!
Mon objectif, quand j'interviens sur cette question et je ne suis pas comme vous spécialiste du genre, c'est surtout pour évoquer des questions (les réponses...!!!???) ici, particulièrement, c'est d'amener les étudiants à réfléchir non seulement sur le jeu, car cet aspect faisant "moyennement " partie de leur programme, mais surtout sur la notion d'apprentissage en confrontant justement l'apprendre au joué.
Car, à ne parler que de l'apprentissage on finit par croire que tout forme d'activité humaine est apprentissage, sans doute, mais avec des nuances que le jeu peut mettre justement en avant : "dans un monde où tout serait bleu, le bleu n'existerait pas ", comme dirait un éminent psychologue américain.
Alors, voici cette réflexion…
UNE RELATION D’AIDE j’aime votre vocable ici et il est bien ce que veut dire lorsque je pense au JEU ÉDUCATIF c’est en fait le premier pas vers la structure que l’on donne au joueur. Il y a des règles qui paraissent souples qui peut aider à dédramatiser un apprentissage ardu, très souvent il s’agit d’un apprentissage fait ou sollicité au mauvais moment. Ici encore il peut être seul ce joueur ou avec d’autres, peut importe, mais cette fois il doit respecter non plus que ses désirs, que ses besoins, etc., mais il doit respecter les règles.
UNE RELATION DISONS D’INDÉPENDANCE ici, vous donnez dans vos mots (qui sont parfait) la définition du jeu éducatif en pédagogie. Malheureusement, on pense souvent que cette forme est dévolue aux sports et aux loisirs. Le jeu quand il arrive en pédagogie, le pédagogue l’utilise sans discernement autre que comme un aide à la pédagogie. Par contre si le pédagogue comprend bien les différents niveaux de jeux il réalisera que seul le jeu pédagogique est une autre forme de tests ou d’examens. Pour pouvoir jouer, il faut avoir certaines compétences. Alors, là il sera à même d’introduire le jeu éducatif au moment des apprentissages. C’est bien ce que vous préconisez n’est-ce pas?
En contrepartie, le jeu, et notre correspondance me l'ont confirmé, n'est pas une panacée. L'idée que je retiens et sur laquelle je vous rejoins, c'est qu'il représente une façon d'apprendre autrement et j'ajouterai d'enseigner autrement. On est là aussi sur la problématique de la "différence " et je crois que, là aussi, le jeu "fait peur ".
C'est ce que j'essaie de montrer au travers d'un certain nombre de contextes "favorables "mais également "défavorables " à l'utilisation du jeu à l'école (et plus particulièrement en EPS). Le jeu nourrit des peurs, peut-être parce qu'il est basé sur des illusions, des représentations, des attentes... À l'école, le jeu fait peur à ceux qui ont peur de ceux qui jouent : les enfants.
Le jeu dérange incontestablement. Mais le jeu est aussi une arme de révolte que semblent brandir ceux qui souffrent ou ont souffert des apprentissages scolaires. Et parmi ces victimes les enseignants eux-mêmes, eux-mêmes qui vivent cette ambiguïté : après tout, ne doivent-ils pas leur réussite malgré aux apprentissages scolaires ?... Jouer/apprendre on est là dans le coeur d'une dualité.
Le jeu est, dans le cadre scolaire, l'indicateur de toutes les contradictions et c'est pourquoi il est si difficile à saisir. Jouer ce n'est pas apprendre, mais c'est aussi apprendre. Jouer aide à apprendre, mais jouer c'est avant tout jouer. Jouer c'est une façon originale d'apprendre, ce n'est pas vraiment apprendre, mais force est de constater, que c'est aussi apprendre...
Le problème c'est qu'à mettre le jeu de partout on risque de ne plus le voir nulle part! Et alors ne risque-t-il pas de disparaître, au profit du "tout apprendre "...
C'est pourquoi, je pense que pour que les enfants s'y retrouvent et aussi les enseignants et même si tout ça est relativement complexe, il faut de temps en temps prendre le temps de laisser les enfants jouer à l'école.
Mais jouer vraiment!
Reste à savoir ce que cela recouvre, d'où ma tentative de l'opposer à l'apprentissage... à un certain moment. Et d'autres fois, au contraire, il faut placer les enfants en situation d'apprentissage : stop là on ne joue plus, on apprend! En fin de compte, l'élève doit apprendre à apprendre selon divers modes d’enseignement.
En EPS, il y a des manières particulières d'apprendre, c'est-à-dire de se transformer, par exemple celle qui consiste à" apprendre par coeur un enchaînement", ou bien à "répéter des séries d'exercices " pour développer des ressources bio musculaires, perceptives... Apprendre à apprendre, et aussi apprendre à jouer (pour certains "traumatisés ") ou (ré) apprendre à jouer pour la majorité.
Alors pourquoi tout ça?
Pourquoi jouer?
On pourrait avancer une idée très pragmatique : jouer pour apprendre, pour faire la différence entre le jouer et l'apprendre et aujourd'hui, les enfants dans le monde "ludique " dans lequel ils vivent, il n'est pas aisé pour eux de faire la différence : tout semble instructif, des jeux vidéo, aux programmes télé, en passant par les activités de loisir. Le jeu est très suspect, commercialement suspect. Alors oui, plus vous lui aurez appris à jouer et plus il apprendra, pourrait-on dire!
Sauf que, je vous entends ! Jouer est aussi fait pour jouer. Le jeu possède sa propre richesse, sa propre finalité (autotélique...)
Se pose alors la question des lieux où on peut raisonnablement jouer. L'école sans doute, sauf que (c'est notre ministre qui le dit) la mission de l'école n'est pas de divertir...mais d'apprendre. Et alors là on est piégé : si jouer c'est fait pour jouer, alors c'est que ce n'est pas fait pour apprendre!!
Qui l'eût cru que le jeu pose tant de problèmes!
Mon objectif, quand j'interviens sur cette question et je ne suis pas comme vous spécialiste du genre, c'est surtout pour évoquer des questions (les réponses...!!!???) ici, particulièrement, c'est d'amener les étudiants à réfléchir non seulement sur le jeu, car cet aspect faisant "moyennement " partie de leur programme, mais surtout sur la notion d'apprentissage en confrontant justement l'apprendre au joué.
Car, à ne parler que de l'apprentissage on finit par croire que tout forme d'activité humaine est apprentissage, sans doute, mais avec des nuances que le jeu peut mettre justement en avant : "dans un monde où tout serait bleu, le bleu n'existerait pas ", comme dirait un éminent psychologue américain.
15 avril 2008
L'APPRENTISSAGE VS LE JEU
Il faut ÊTRE TRÈS TRÈS CLAIR, le jeu n'est pas une panacée à tous les problèmes d'apprentissage ni à tous les modes d'apprentissage.
Le jeu doit rester le jeu avec son ludisme.
L'apprentissage doit rester l'apprentissage ce qui signifie qu'elle exige et exigera toujours de la part de l'apprenant un EFFORT!
Sauf que tout petit l'enfant ayant moins d'expérience de vie et de réflexion le jeu est son mode le plus rapide et efficace d'entrée dans un monde inconnu qu'est le savoir c'est pour cela que même des adultes jouent pour apprendre. La cloison est très mince, mais elle existe.
Il y a le volet du JEU comme SUPPORT à l’apprentissage et cela est surtout pour l’enfant à problème.
J’ai dit l’enfant à problème ce qui signifie que celui-ci peut être très normal et que momentanément il éprouve une difficulté ou un blocage, le JEU peut aider grandement au déblocage avant que l’élève ne croit qu’il n’est pas bon (sentiment d’échec). Bien sûr que les enfants ayant des difficultés d’apprentissage bénéficient grandement de l’apport de la pédagogie ludique, mais c’est un autre volet.
Il y a le volet du JEU comme moyen de LAISSER CROIRE à l’enfant que venir à l’école est trop plaisant tellement drôle et je-ne-sais-quoi d’autre. On voit dans cette « déviation pédagogique » des enseignants qui se disent HUMANISTE (sic!). L’enfant doit d’être HEUREUX à l’école coûte que coûte. Comme si la vie était ou devait être que rose!!!!!!
Au Québec, nous avons quelques expressions savoureuses pour ce genre de prof sans discipline ( il faut bien le dire) on les appels prof-bonbon, prof-nanane (petit bonbon dur qui a le cœur en gélatine), prof-rose, LE-PROF (avec un ton ironique), la tantine, etc. Ceux-ci cherchent à dompter le jeu pour leur propre besoin sans égard aux objectifs constituant le jeu même et sans respect pour les objectifs de l’enseignement. Ils biaisent tout parce que souvent ils n’ont pas de discipline et qu’en utilisant le jeu ils noient en fait cette lacune importante sous couvert de la ludicité et de la dilatence.
ATTENTION! Les enfants ne sont pas dupes. Les enfants sont des êtres qu’on prépare à la réflexion donc ils sont d’abord et avant tout des êtres purs, bien prêt de leurs émotions et de leur instinct. De tels profs ne font pas le poids, car les enfants les démasquent très vite. Les enfants peuvent même se révolter!
POURQUOI? Parce que l’enfant, même s’il est vrai qu’il aime jouer et que s’il le peut, il ne va pas faire d’effort, il serait bien bête de s’en priver. Mais voilà l’ennui le guette et c’est là que l’intrus de prof-nanane se fera découvrir et alors il n’aura plus de crédibilité. Sauf que cela peut arriver dès les 2 ou 3 premiers mois de l’année scolaire et là les enfants perdront une bonne partie de temps d’apprentissage.
J’ai déjà dit que le jeu n’est pas une panacée à tous les besoins ou problèmes de l’apprentissage et c’est le fond même de plusieurs années de recherche que j’ai faite pour en arriver à cette notion de la pédagogie du jeu. Le jeu doit rester un des MOYENS que le pédagogue doit avoir dans sa valise d’instruments pour le cas échéant aider l’enfant à comprendre les notions et les concepts autrement qu’en les apprenant par cœur sans trop saisir l’essentiel de chacun. De plus, le jeu nous permet d’expérimenter la notion ou le concept à apprendre
Tout comme un vrai pédagogue doit posséder dans son arsenal une panoplie de types de pédagogies y compris celle de la pédagogie ludique afin de répondre à tous et chacun des enfants qui sont dans sa classe.
Là s’arrête l’obligation, car croire qu’on peut TOUT avec le jeu c’est de croire comme mes grands parents le pensaient que tout s’apprend par cœur peut importe si tu comprends ce que tu récites!
Un bon pédagogue doit savoir doser l’acte d’apprentissage comme ayant diverses exigences face à l’élève tel que : le par cœur, la mémorisation visuelle, la réflexion, l’analyse et la créativité. C’est surtout cette dernière la créativité et l’unicité de l’individu qu’on peut le plus développer via le jeu
En conclusion, je dirais que jouer pour jouer les enfants s’en fatiguent très vite et que c’est pour cela que le jeu doit servir différemment à trois niveaux distincts : niveau ludique, niveau éducatif et niveau pédagogique. Pourquoi parce que le joueur ÉVOLU! Le pédagogue qui comprend cela va donc utiliser le jeu différemment et s’assurera que le jeu (moyen intéressant) répond bien aux attentes de ses objectifs pédagogiques.
En ce qui me concerne, je vois le jeu comme ayant trois fonctions précises en relation avec les apprentissages scolaires :
- Une relation d'opposition. Jouer ce n'est pas apprendre, jouer c'est jouer. Quand l'élève joue il est très difficile de lui parler de techniques, de savoirs faire,ou savoir être. Je crois qu'à l'école on ne donne pas assez le temps à l'élève de jouer : plus il saura qu'il joue et plus il saura quand il apprend."Vous dites "le jeu ludique " je crois... (c'est sur cet aspect "opposition "que je vous ai sollicité)
- Une relation d'aide. Jouer peut aider l'élève à apprendre. Jouer pour simplifier, dédramatiser en fait apprendre autrement.
- Une relation disons "d'indépendance " : jouer c'est une autre façon d'apprendre par soi-même. Ici jouer c'est apprendre! On ne joue pas pour apprendre, mais jouer permet apprendre.
Le jeu doit rester le jeu avec son ludisme.
L'apprentissage doit rester l'apprentissage ce qui signifie qu'elle exige et exigera toujours de la part de l'apprenant un EFFORT!
Sauf que tout petit l'enfant ayant moins d'expérience de vie et de réflexion le jeu est son mode le plus rapide et efficace d'entrée dans un monde inconnu qu'est le savoir c'est pour cela que même des adultes jouent pour apprendre. La cloison est très mince, mais elle existe.
Il y a le volet du JEU comme SUPPORT à l’apprentissage et cela est surtout pour l’enfant à problème.
J’ai dit l’enfant à problème ce qui signifie que celui-ci peut être très normal et que momentanément il éprouve une difficulté ou un blocage, le JEU peut aider grandement au déblocage avant que l’élève ne croit qu’il n’est pas bon (sentiment d’échec). Bien sûr que les enfants ayant des difficultés d’apprentissage bénéficient grandement de l’apport de la pédagogie ludique, mais c’est un autre volet.
Il y a le volet du JEU comme moyen de LAISSER CROIRE à l’enfant que venir à l’école est trop plaisant tellement drôle et je-ne-sais-quoi d’autre. On voit dans cette « déviation pédagogique » des enseignants qui se disent HUMANISTE (sic!). L’enfant doit d’être HEUREUX à l’école coûte que coûte. Comme si la vie était ou devait être que rose!!!!!!
Au Québec, nous avons quelques expressions savoureuses pour ce genre de prof sans discipline ( il faut bien le dire) on les appels prof-bonbon, prof-nanane (petit bonbon dur qui a le cœur en gélatine), prof-rose, LE-PROF (avec un ton ironique), la tantine, etc. Ceux-ci cherchent à dompter le jeu pour leur propre besoin sans égard aux objectifs constituant le jeu même et sans respect pour les objectifs de l’enseignement. Ils biaisent tout parce que souvent ils n’ont pas de discipline et qu’en utilisant le jeu ils noient en fait cette lacune importante sous couvert de la ludicité et de la dilatence.
ATTENTION! Les enfants ne sont pas dupes. Les enfants sont des êtres qu’on prépare à la réflexion donc ils sont d’abord et avant tout des êtres purs, bien prêt de leurs émotions et de leur instinct. De tels profs ne font pas le poids, car les enfants les démasquent très vite. Les enfants peuvent même se révolter!
POURQUOI? Parce que l’enfant, même s’il est vrai qu’il aime jouer et que s’il le peut, il ne va pas faire d’effort, il serait bien bête de s’en priver. Mais voilà l’ennui le guette et c’est là que l’intrus de prof-nanane se fera découvrir et alors il n’aura plus de crédibilité. Sauf que cela peut arriver dès les 2 ou 3 premiers mois de l’année scolaire et là les enfants perdront une bonne partie de temps d’apprentissage.
J’ai déjà dit que le jeu n’est pas une panacée à tous les besoins ou problèmes de l’apprentissage et c’est le fond même de plusieurs années de recherche que j’ai faite pour en arriver à cette notion de la pédagogie du jeu. Le jeu doit rester un des MOYENS que le pédagogue doit avoir dans sa valise d’instruments pour le cas échéant aider l’enfant à comprendre les notions et les concepts autrement qu’en les apprenant par cœur sans trop saisir l’essentiel de chacun. De plus, le jeu nous permet d’expérimenter la notion ou le concept à apprendre
Tout comme un vrai pédagogue doit posséder dans son arsenal une panoplie de types de pédagogies y compris celle de la pédagogie ludique afin de répondre à tous et chacun des enfants qui sont dans sa classe.
Là s’arrête l’obligation, car croire qu’on peut TOUT avec le jeu c’est de croire comme mes grands parents le pensaient que tout s’apprend par cœur peut importe si tu comprends ce que tu récites!
Un bon pédagogue doit savoir doser l’acte d’apprentissage comme ayant diverses exigences face à l’élève tel que : le par cœur, la mémorisation visuelle, la réflexion, l’analyse et la créativité. C’est surtout cette dernière la créativité et l’unicité de l’individu qu’on peut le plus développer via le jeu
En conclusion, je dirais que jouer pour jouer les enfants s’en fatiguent très vite et que c’est pour cela que le jeu doit servir différemment à trois niveaux distincts : niveau ludique, niveau éducatif et niveau pédagogique. Pourquoi parce que le joueur ÉVOLU! Le pédagogue qui comprend cela va donc utiliser le jeu différemment et s’assurera que le jeu (moyen intéressant) répond bien aux attentes de ses objectifs pédagogiques.
En ce qui me concerne, je vois le jeu comme ayant trois fonctions précises en relation avec les apprentissages scolaires :
- Une relation d'opposition. Jouer ce n'est pas apprendre, jouer c'est jouer. Quand l'élève joue il est très difficile de lui parler de techniques, de savoirs faire,ou savoir être. Je crois qu'à l'école on ne donne pas assez le temps à l'élève de jouer : plus il saura qu'il joue et plus il saura quand il apprend."Vous dites "le jeu ludique " je crois... (c'est sur cet aspect "opposition "que je vous ai sollicité)
- Une relation d'aide. Jouer peut aider l'élève à apprendre. Jouer pour simplifier, dédramatiser en fait apprendre autrement.
- Une relation disons "d'indépendance " : jouer c'est une autre façon d'apprendre par soi-même. Ici jouer c'est apprendre! On ne joue pas pour apprendre, mais jouer permet apprendre.
1 mars 2008
APPARENCES SÉDUCTRICES ET JEU DÉNATURÉ
Le jeu pédagogique ne cacherait-il pas sous des apparences séductrices des enjeux propres à dénaturer le jeu?
L’enfant est-il dupe?
Sait-il qu'il est une variante didactisée d'un jeu traditionnel?
Le jeu pédagogique n’a même pas une APPARENCE séductrice. C’est un jeu dénaturé comme je l’explique dans PÉDAGOGIE DU JEU, chapitre du JEU PÉDAGOGIQUE.
C’est un jeu dénaturé par une pédagogie opportuniste et à vrai dire je n’apprécie pas beaucoup ce type jeux. Ils sont « plates » et ternes, sans saveur, bref c’est un exercice ardu avec un attrape nigaud comme les bonbons de Betty je ne sais qui dans Harry Potter!!!!!
Le nigaud est pour le pédagogue, car les enfants, les ados et même les adultes intelligents, font la différence et savent très bien ce que jouer veut dire : jouer c’est ludique!
Si tout ce beau monde veut apprendre quelque chose, ils iront vers le jeu éducatif qui n’est pas un test de leur savoir!
Quant au jeu pédagogique il faut bien comprendre c’est UN TEST déguisé
En conclusion
Il m’apparaît toujours important qu’un pédagogue suive l’évolution d’un apprentissage alors en terme de jeu il devrait d’abord et avant tout s’assurer que chacun connaît l’objet de son choix (jeu traditionnel par exemple) puis l’utilise dans d’autres circonstances pour raffermir (généraliser) les apprentissages.
Que le pédagogue soit très conscient que le jeu ludique est encore le meilleur moyen de faire faire des apprentissages qui respectent le rythme de chacun.
Que le jeu éducatif permet d’apprendre des règles par déductions par hypothèses par réflexion ce qui développera un large spectre de stratégies en résolution de problèmes!
Que le jeu pédagogique n’est rien de moins ni rien de plus qu’un examen de nos connaissances acquises
Quant à prêter des intentions au joueur, c’est vraiment un acte antipédagogique et l’enfant n’est pas dupe. C’est ce qui fait que certains enfants sont désabusés et sans intérêts pour l’école.
L’enfant peut percevoir que c’est un autre mode de compétition à mon avis mal saine qui ne tient nullement compte des vraies compétences ni du rythme d’apprentissage de l’enfant. Ou bien, il croit qu’on veut occuper le temps pour occuper le temps alors, il deviendra dérangeant et aura des comportements inacceptables.
L’enfant est-il dupe?
Sait-il qu'il est une variante didactisée d'un jeu traditionnel?
Le jeu pédagogique n’a même pas une APPARENCE séductrice. C’est un jeu dénaturé comme je l’explique dans PÉDAGOGIE DU JEU, chapitre du JEU PÉDAGOGIQUE.
C’est un jeu dénaturé par une pédagogie opportuniste et à vrai dire je n’apprécie pas beaucoup ce type jeux. Ils sont « plates » et ternes, sans saveur, bref c’est un exercice ardu avec un attrape nigaud comme les bonbons de Betty je ne sais qui dans Harry Potter!!!!!
Le nigaud est pour le pédagogue, car les enfants, les ados et même les adultes intelligents, font la différence et savent très bien ce que jouer veut dire : jouer c’est ludique!
Si tout ce beau monde veut apprendre quelque chose, ils iront vers le jeu éducatif qui n’est pas un test de leur savoir!
Quant au jeu pédagogique il faut bien comprendre c’est UN TEST déguisé
En conclusion
Il m’apparaît toujours important qu’un pédagogue suive l’évolution d’un apprentissage alors en terme de jeu il devrait d’abord et avant tout s’assurer que chacun connaît l’objet de son choix (jeu traditionnel par exemple) puis l’utilise dans d’autres circonstances pour raffermir (généraliser) les apprentissages.
Que le pédagogue soit très conscient que le jeu ludique est encore le meilleur moyen de faire faire des apprentissages qui respectent le rythme de chacun.
Que le jeu éducatif permet d’apprendre des règles par déductions par hypothèses par réflexion ce qui développera un large spectre de stratégies en résolution de problèmes!
Que le jeu pédagogique n’est rien de moins ni rien de plus qu’un examen de nos connaissances acquises
Quant à prêter des intentions au joueur, c’est vraiment un acte antipédagogique et l’enfant n’est pas dupe. C’est ce qui fait que certains enfants sont désabusés et sans intérêts pour l’école.
L’enfant peut percevoir que c’est un autre mode de compétition à mon avis mal saine qui ne tient nullement compte des vraies compétences ni du rythme d’apprentissage de l’enfant. Ou bien, il croit qu’on veut occuper le temps pour occuper le temps alors, il deviendra dérangeant et aura des comportements inacceptables.
JEU DIDACTIQUE OU JEU PÉDAGOGIQUE?
Je voudrais vous demander s'il existe des differences entre le jeu pédagogique et le jeu didactique et en quoi
consisteraient-elles?
J’aurai une première réponse bien globale… c’est pour cette raison que j’ai fait des recherches qui m’ont mené à ce livre que j’ai écrit PÉDAGOGIE DU JEU.
Vous n’êtes pas sans savoir que le jeu est régi lui aussi par les modes sociales de la société. Alors après un début d’un XXe siècle triste et malheureux, ponctué de guerres, le jeu est vu comme une activité sociale et même éducative, mais bizarrement on refusera son côté ludique. La société est en fait « désarticulé » et elle ne privilégie que des activités qui sont organisées et planifiées. (P.37 de PÉDAGOGIE DU JEU).
C’est ce qui fait que dans la littérature avant les années 1970 on trouve plusieurs termes pour qualifier le jeu. L’un d’entre eux souvent utilisé, à mon sens, sans trop de discernement était « jeu didactique ». Il vient en fait de certaines expériences d’enfant sauvage trouvé dans la forêt et élevé par des animaux comme l’enfant d’Averyon. Celui-ci avait appris quelques rudiments académiques à l’aide d’exercices pédagogiques que l’on qualifierait aujourd’hui d’exercices béhavioraux.
Partant de là, on créa, sans le vouloir, un envoutement pour les exercices « plus plaisants » qu’on a appelé JEU, mais qui en fait étaient des exercices académiques présentés avec du matériel manipulatoire (bâtonnets pour compter, vase pour mesurer, etc.)
Devant le succès de cette nouvelle approche de l’éducation, commence alors une vague de jeu pour les enfants à problèmes, pour les tout-petits, etc. Il est indéniable que l’apprentissage du XIXe siècle axé uniquement sur la mémoire ne peut être la seule voie d’instruction satisfaisante pour tous. D’autant qu’après la Deuxième Guerre mondiale un peu partout en occident on rend l’instruction publique et obligatoire.
Puis, on voit naitre une nouvelle psychologie de l’éducation (Piaget et all.). En parallèle se crée une industrie qui ma foi, est maintenant très florissante, la maison d’édition de jeux FERNAD NATHAN.
Celui-ci propose au grand plaisir de cette société des jeux dits « éducatifs » et gradués afin d’être perçus nécessaire à l’école. Suivra une grande vague de publications sur le jeu, pas tous aussi structuré les uns les autres, mais, tous se voulaient une affirmation que le JEU peut aider l’enfant et soutenir l’intervention en classe.
Petite parenthèse, pour réussir à mettre sur pied ma théorie sur la pédagogie du jeu j’ai dû lire environ 500 livres seulement en français dont environ 300 font partie de la bibliographie.
Qu’avons-nous trouvé dans cette littérature volumineuse?
Comme je l’ai souligné, tous n’étaient pas d’égal intérêt! Néanmoins, nous y avons trouvé des termes fort variés pour qualifier le jeu comme pouvant être un support à l’enseignement ou à l’éducation : amusant, structurant, didactique, instructif, formateur, méthode, etc.
Vous constaterez, comme moi, que tous ses termes n’ont pas une égale valeur!
C’est ainsi que je me suis mise à chercher à mieux comprendre ce que les auteurs voulaient dire en qualifiant ainsi LEUR jeu.
Puis il fallait unifier le tout pour se comprendre et c’est ainsi que j’ai pu constater que dans la littérature même on avait trois niveaux d’interventions pédagogiques si on utilise le jeu.
Je n’ai pas, jusqu’à présent, répondu en l’ensemble de votre question, mais nous y voilà!
... « Je voudrais vous demander s'il existe des différences entre le jeu pédagogique
et le jeu didactique et en quoi consisteraient-elles?.«
Une fois le dernier constat établi il me fallait trouver à identifier, sans trop trahir la fonction même du jeu, les trois niveaux. Pour me faire, je me suis alors imprégné des étymologies de chacun des qualificatifs retenus (ludique, éducatif, pédagogique) afin de voir si cela pouvait s’appliquer à toute cette littérature disparate.
En premier j’ai regardé le mot DIDACTIQUE
La didactique se différencie de la pédagogie par le rôle central des contenus disciplinaires et par sa dimension épistémologique. Le terme didactique a des conditions d'emploi qui varient selon les langues et qui ont sensiblement évolué au cours des siècles en français, où il demeure porteur de significations diverses. Dans sa forme adjectivale, ce terme s'applique aux différents aspects des entreprises de formation et d'enseignement (objets, méthodes, attitudes, problèmes, etc.)
Cette définition ne me satisfaisait pas vraiment elle touchait une partie des jeux expliqué par certains auteurs, mais en même temps nous la trouvions, cette expression, surtout dans la littérature européenne. Il me fallait trouver autre chose plus global et respectueux de tous les jeux à structure fermée.
J’ai donc vérifié le mot PÉDAGOGIQUE
Il définit par un objectif de formation, des préalables, une durée, un contenu, des possibilités d'évaluation d’une action. La pédagogie est l'art d'éduquer. Le terme désigne les méthodes et pratiques d'enseignement et d'éducation ainsi que toutes les qualités requises pour transmettre un savoir quelconque. Ce qui est pédagogique en fait c’est ce qui favorise l’apprentissage et la connaissance.
Après l’avoir appliqué à toutes les dimensions de la littérature le terme de pédagogique il nous est apparu que ce terme PÉDAGOGIQUE est celui qui a le mieux répondu à l’unification des termes, ce que je cherchais à faire, car au début je vous avoue avoir été fort déstabilisé par la panoplie des épithètes. Or si on veut se comprendre où que l’on soit sur cette terre, il nous faut un vocable universel. C’est l’apport que j’ai apporté à la science du ludique.
Avec l’analyse à trois niveaux (ludique, éducatif, pédagogique), on peut sans problème y intégrer et définir (donc mesuré et quantifié) le résultat de l’action du jeu. Par là même s’en servir comme support à l’enseignement puisque c’était le point de départ de mes recherches… comment utiliser le jeu au sein de ma pédagogie?
Avec les années de recherches nous en somme venu à ne plus voir le jeu comme un moyen d’aider l’enseignement, mais bien comme une pédagogie en soi… la pédagogie du ludique!
consisteraient-elles?
J’aurai une première réponse bien globale… c’est pour cette raison que j’ai fait des recherches qui m’ont mené à ce livre que j’ai écrit PÉDAGOGIE DU JEU.
Vous n’êtes pas sans savoir que le jeu est régi lui aussi par les modes sociales de la société. Alors après un début d’un XXe siècle triste et malheureux, ponctué de guerres, le jeu est vu comme une activité sociale et même éducative, mais bizarrement on refusera son côté ludique. La société est en fait « désarticulé » et elle ne privilégie que des activités qui sont organisées et planifiées. (P.37 de PÉDAGOGIE DU JEU).
C’est ce qui fait que dans la littérature avant les années 1970 on trouve plusieurs termes pour qualifier le jeu. L’un d’entre eux souvent utilisé, à mon sens, sans trop de discernement était « jeu didactique ». Il vient en fait de certaines expériences d’enfant sauvage trouvé dans la forêt et élevé par des animaux comme l’enfant d’Averyon. Celui-ci avait appris quelques rudiments académiques à l’aide d’exercices pédagogiques que l’on qualifierait aujourd’hui d’exercices béhavioraux.
Partant de là, on créa, sans le vouloir, un envoutement pour les exercices « plus plaisants » qu’on a appelé JEU, mais qui en fait étaient des exercices académiques présentés avec du matériel manipulatoire (bâtonnets pour compter, vase pour mesurer, etc.)
Devant le succès de cette nouvelle approche de l’éducation, commence alors une vague de jeu pour les enfants à problèmes, pour les tout-petits, etc. Il est indéniable que l’apprentissage du XIXe siècle axé uniquement sur la mémoire ne peut être la seule voie d’instruction satisfaisante pour tous. D’autant qu’après la Deuxième Guerre mondiale un peu partout en occident on rend l’instruction publique et obligatoire.
Puis, on voit naitre une nouvelle psychologie de l’éducation (Piaget et all.). En parallèle se crée une industrie qui ma foi, est maintenant très florissante, la maison d’édition de jeux FERNAD NATHAN.
Celui-ci propose au grand plaisir de cette société des jeux dits « éducatifs » et gradués afin d’être perçus nécessaire à l’école. Suivra une grande vague de publications sur le jeu, pas tous aussi structuré les uns les autres, mais, tous se voulaient une affirmation que le JEU peut aider l’enfant et soutenir l’intervention en classe.
Petite parenthèse, pour réussir à mettre sur pied ma théorie sur la pédagogie du jeu j’ai dû lire environ 500 livres seulement en français dont environ 300 font partie de la bibliographie.
Qu’avons-nous trouvé dans cette littérature volumineuse?
Comme je l’ai souligné, tous n’étaient pas d’égal intérêt! Néanmoins, nous y avons trouvé des termes fort variés pour qualifier le jeu comme pouvant être un support à l’enseignement ou à l’éducation : amusant, structurant, didactique, instructif, formateur, méthode, etc.
Vous constaterez, comme moi, que tous ses termes n’ont pas une égale valeur!
C’est ainsi que je me suis mise à chercher à mieux comprendre ce que les auteurs voulaient dire en qualifiant ainsi LEUR jeu.
Puis il fallait unifier le tout pour se comprendre et c’est ainsi que j’ai pu constater que dans la littérature même on avait trois niveaux d’interventions pédagogiques si on utilise le jeu.
Je n’ai pas, jusqu’à présent, répondu en l’ensemble de votre question, mais nous y voilà!
... « Je voudrais vous demander s'il existe des différences entre le jeu pédagogique
et le jeu didactique et en quoi consisteraient-elles?.«
Une fois le dernier constat établi il me fallait trouver à identifier, sans trop trahir la fonction même du jeu, les trois niveaux. Pour me faire, je me suis alors imprégné des étymologies de chacun des qualificatifs retenus (ludique, éducatif, pédagogique) afin de voir si cela pouvait s’appliquer à toute cette littérature disparate.
En premier j’ai regardé le mot DIDACTIQUE
La didactique se différencie de la pédagogie par le rôle central des contenus disciplinaires et par sa dimension épistémologique. Le terme didactique a des conditions d'emploi qui varient selon les langues et qui ont sensiblement évolué au cours des siècles en français, où il demeure porteur de significations diverses. Dans sa forme adjectivale, ce terme s'applique aux différents aspects des entreprises de formation et d'enseignement (objets, méthodes, attitudes, problèmes, etc.)
Cette définition ne me satisfaisait pas vraiment elle touchait une partie des jeux expliqué par certains auteurs, mais en même temps nous la trouvions, cette expression, surtout dans la littérature européenne. Il me fallait trouver autre chose plus global et respectueux de tous les jeux à structure fermée.
J’ai donc vérifié le mot PÉDAGOGIQUE
Il définit par un objectif de formation, des préalables, une durée, un contenu, des possibilités d'évaluation d’une action. La pédagogie est l'art d'éduquer. Le terme désigne les méthodes et pratiques d'enseignement et d'éducation ainsi que toutes les qualités requises pour transmettre un savoir quelconque. Ce qui est pédagogique en fait c’est ce qui favorise l’apprentissage et la connaissance.
Après l’avoir appliqué à toutes les dimensions de la littérature le terme de pédagogique il nous est apparu que ce terme PÉDAGOGIQUE est celui qui a le mieux répondu à l’unification des termes, ce que je cherchais à faire, car au début je vous avoue avoir été fort déstabilisé par la panoplie des épithètes. Or si on veut se comprendre où que l’on soit sur cette terre, il nous faut un vocable universel. C’est l’apport que j’ai apporté à la science du ludique.
Avec l’analyse à trois niveaux (ludique, éducatif, pédagogique), on peut sans problème y intégrer et définir (donc mesuré et quantifié) le résultat de l’action du jeu. Par là même s’en servir comme support à l’enseignement puisque c’était le point de départ de mes recherches… comment utiliser le jeu au sein de ma pédagogie?
Avec les années de recherches nous en somme venu à ne plus voir le jeu comme un moyen d’aider l’enseignement, mais bien comme une pédagogie en soi… la pédagogie du ludique!
3 décembre 2007
LE JEU SOCIAL A-T-IL SA PLACE EN CLASSE?
Voici quelques réflexions sur la place du jeu social en classe.
Quels sont les avantages et les inconvénients du jeu de société en classe ?
AVANTAGES
** Permets de vérifier certains apprentissages via certains jeux comme scrabble (connaissances des mots du vocabulaire, etc.) Doc-o-rat (les connaissances générales et constater aussi les lacunes) Monopoly (travail la connaissance achat-vente, mais aussi des stratégies de négos), etc..
** Aide à socialiser avec les droits, mais aussi les devoirs de chacun
** Aide à apprendre à faire :
— des concessions
— attendre son tour
— à contrôler son émotivité
— à contrôler ses colères…, c’est le jeu!
— à comprendre, accepter et appliquer les règles même si elles ne nous favorisent pas toujours* Augmente l’estime de soi et la confiance par des réussites du jeu évidemment si l’enseignant à bien choisit les jeux en regard des objectifs et du niveau de difficulté.
** Aide à préciser et concrétiser certaines stratégies par des jeux comme les dames, les échecs, battleship, etc.
** Développer des habiletés physiques comme pour le jeu de poches, le lancer des dards, etc.
INCONVÉNIENTS
*** Bruyant… dommage, mais c’est ainsi les éclats de rire et le plaisir ne s’énoncent pas, ils s’expriment!
*** Peut démotiver certains élèves fragiles en regard de l’effort à faire pour étudier = l’élève vient à l’école pour jouer. Ici le travail du pédagogue est en cause! C’est à lui de mieux évaluer les jeux et les efforts qu’on devra consentir pour leur réussite.
*** L’utilisation des jeux demande au pédagogue une excellente connaissance de son programme d’enseignement. C’est juste ainsi qu’il pourra choisir judicieusement les jeux afin que ceux-ci répondent à une GÉNÉRALISATION des apprentissages et non pas en simple période de jeu… pour passer le temps.
*** En avoir trop : ce qui donnera le signal que l’étude est relayé au second niveau. Trop de jeu veut dire MAL UTILISÉ et c’est un signal que les élèves décodent facilement d’où l’impression que l’étude et les efforts consentis sont peu ou pas importants.
Quelles sont les stratégies à mettre en place afin d’obtenir un bon climat lors des jeux?
D’abord en diminuant au maximum les INCONVÉNIENTS. Regardons-les un peu…
*** Analyser chaque jeu pour en sortir les objectifs et constater si oui ou non il répond bien aux objectifs du programme d’étude. C’est surtout au tout début un travail fastidieux, mais indispensable, avec un peu de pratique l’analyse du jeu devient relativement facile et rapide à étudier. Si UN élève après une séance de jeu vous dit qu’il vient de MIEUX comprendre ceci ou cela lié aux apprentissages que vous souhaitez le pédagogue vient de gagner la partie!
*** Il faut habileté l’enseignant à comprendre et à utiliser adéquatement la PÉDAGOGIE DE L’INDIRECTE. Le jeu n’est pas, en classe, une simple action à faire… POUR TUER LE TEMPS! Le jeu doit aider à mieux comprendre ce que le verbe tente d’expliquer et que souvent dans la tête de l’élève cela se résume à des mots entendus pendant un cours. Ici le risque c’est que l’élève ne généralise pas ses apprentissages.
*** Le jeu social doit aussi permettre d’exprimer des notions et des concepts appris de façon théorique et qui peuvent être difficiles à généraliser.
BON CLIMAT
C’est la pédagogie de l’indirecte qui va aider à contrôler le climat pour que celui-ci ne dégénère pas en une grosse récréation de je m’en-fous! Personne ne crie, personne ne court, personne ne s’énerve, personne ne brise les jeux, personne n’est insolent! Ces règles peuvent se gérer par l’environnement. Il faut pour apprendre en classe ou par le jeu un minimum de discipline l’anarchie c’est l’anarchie et rien de bon n’en ressort.
Quelqu’un s’énerve dès la première séance et sans appel au calmé il sera retiré! Assis dans un coin où on l’invite À SE REPOSER! Ne jamais sortir un élève du local!!!!!!
Pourquoi parce que le jeu appelle le plaisir et le rire et c’est ça que l’élève peu structuré doit voir et entendre pour constater ce qu’il perd par son comportement inapproprié.
La première fois qu’on retire un élève, il doit se sentir isolé et laissez-le faire plusieurs demandes de retour au jeu avant de l’autoriser. D'abord, il sentira que vous prenez le jeu au sérieux puis l’ensemble du groupe va comprendre tout ce que l’on perd si on ne se conforme pas aux exigences sociales du jeu et ça, ça fait réfléchir!!!
À titre de pédagogue, on a souvent tendance à PARDONNER TROP VITE et tous nos efforts sont à reprendre souvent. Mais ne jamais oublier que même si c’est une période de jeu c’est aussi et surtout une période d’apprentissage social important.
À quels moments doit-on laisser jouer selon la température ou dans le but de récompense?
A) LA TEMPÉRATURE
Les journées de grosses tempêtes où le niveau de concentration tant du pédagogue que des élèves est faible et que tout semble lourd et difficile, c’est assurément un jour où il y aura des jeux. Mais ATTENTION il faut les préparer sans la présence des élèves… c’est aussi l’un des principes de la pédagogie de l’indirecte créer un environnement. Alors, j’attends que les élèves aillent en atelier ou en récréation et je prépare la classe. À leur retour c’est la joie et là on peut jouer… sérieusement
B) POUR RÉCOMPENSER
Il y a des moments où les élèves travaillent super bien… le dire c’est une chose, mais leur donner une période de jeu en fin de journée qu’elle délice!
Je ne dis jamais d’avance qu’on aura une période de jeu ni ne répond si on en sollicite. Pourquoi? Le jeu doit être spontané et gratuit c’est sa structure même sinon c’est du travail. S’il est inscrit à la maquette horaire il n’est plus spontané et gratuit c’est devenu une OBLIGATION qui dénature le goût de jouer et il devient une autre matière au même titre que les maths et le français, etc..
Par contre, utiliser avec parcimonie le jeu est bénéfique!
Y a-t-il une quantité idéale de séances de jeu?
Cela dépend des groupes! Plus les élèves du groupe ont des difficultés ou de gros problèmes d’apprentissage, plus ils ont des instabilités émotives, plus il y a dans le groupe des immigrants de langues autres que la majorité, plus les séances peuvent être nombreuses si elles respectent la première raison importante voir primordiale pour utiliser le jeu en classe à savoir : avoir été analysé par le pédagogue qui en arrive à trouver que ce jeu correspond à des objectifs de son programme d’étude.
Pourquoi parce que ce pédagogue leur aura choisi des jeux où l’élève aura l’impression de pouvoir réussir donc augmentation de l’estime de soi. Une fois ce sentiment installé il sera alors plus facile d’apprendre autre chose.
Quels sont les avantages et les inconvénients du jeu de société en classe ?
AVANTAGES
** Permets de vérifier certains apprentissages via certains jeux comme scrabble (connaissances des mots du vocabulaire, etc.) Doc-o-rat (les connaissances générales et constater aussi les lacunes) Monopoly (travail la connaissance achat-vente, mais aussi des stratégies de négos), etc..
** Aide à socialiser avec les droits, mais aussi les devoirs de chacun
** Aide à apprendre à faire :
— des concessions
— attendre son tour
— à contrôler son émotivité
— à contrôler ses colères…, c’est le jeu!
— à comprendre, accepter et appliquer les règles même si elles ne nous favorisent pas toujours* Augmente l’estime de soi et la confiance par des réussites du jeu évidemment si l’enseignant à bien choisit les jeux en regard des objectifs et du niveau de difficulté.
** Aide à préciser et concrétiser certaines stratégies par des jeux comme les dames, les échecs, battleship, etc.
** Développer des habiletés physiques comme pour le jeu de poches, le lancer des dards, etc.
INCONVÉNIENTS
*** Bruyant… dommage, mais c’est ainsi les éclats de rire et le plaisir ne s’énoncent pas, ils s’expriment!
*** Peut démotiver certains élèves fragiles en regard de l’effort à faire pour étudier = l’élève vient à l’école pour jouer. Ici le travail du pédagogue est en cause! C’est à lui de mieux évaluer les jeux et les efforts qu’on devra consentir pour leur réussite.
*** L’utilisation des jeux demande au pédagogue une excellente connaissance de son programme d’enseignement. C’est juste ainsi qu’il pourra choisir judicieusement les jeux afin que ceux-ci répondent à une GÉNÉRALISATION des apprentissages et non pas en simple période de jeu… pour passer le temps.
*** En avoir trop : ce qui donnera le signal que l’étude est relayé au second niveau. Trop de jeu veut dire MAL UTILISÉ et c’est un signal que les élèves décodent facilement d’où l’impression que l’étude et les efforts consentis sont peu ou pas importants.
Quelles sont les stratégies à mettre en place afin d’obtenir un bon climat lors des jeux?
D’abord en diminuant au maximum les INCONVÉNIENTS. Regardons-les un peu…
*** Analyser chaque jeu pour en sortir les objectifs et constater si oui ou non il répond bien aux objectifs du programme d’étude. C’est surtout au tout début un travail fastidieux, mais indispensable, avec un peu de pratique l’analyse du jeu devient relativement facile et rapide à étudier. Si UN élève après une séance de jeu vous dit qu’il vient de MIEUX comprendre ceci ou cela lié aux apprentissages que vous souhaitez le pédagogue vient de gagner la partie!
*** Il faut habileté l’enseignant à comprendre et à utiliser adéquatement la PÉDAGOGIE DE L’INDIRECTE. Le jeu n’est pas, en classe, une simple action à faire… POUR TUER LE TEMPS! Le jeu doit aider à mieux comprendre ce que le verbe tente d’expliquer et que souvent dans la tête de l’élève cela se résume à des mots entendus pendant un cours. Ici le risque c’est que l’élève ne généralise pas ses apprentissages.
*** Le jeu social doit aussi permettre d’exprimer des notions et des concepts appris de façon théorique et qui peuvent être difficiles à généraliser.
BON CLIMAT
C’est la pédagogie de l’indirecte qui va aider à contrôler le climat pour que celui-ci ne dégénère pas en une grosse récréation de je m’en-fous! Personne ne crie, personne ne court, personne ne s’énerve, personne ne brise les jeux, personne n’est insolent! Ces règles peuvent se gérer par l’environnement. Il faut pour apprendre en classe ou par le jeu un minimum de discipline l’anarchie c’est l’anarchie et rien de bon n’en ressort.
Quelqu’un s’énerve dès la première séance et sans appel au calmé il sera retiré! Assis dans un coin où on l’invite À SE REPOSER! Ne jamais sortir un élève du local!!!!!!
Pourquoi parce que le jeu appelle le plaisir et le rire et c’est ça que l’élève peu structuré doit voir et entendre pour constater ce qu’il perd par son comportement inapproprié.
La première fois qu’on retire un élève, il doit se sentir isolé et laissez-le faire plusieurs demandes de retour au jeu avant de l’autoriser. D'abord, il sentira que vous prenez le jeu au sérieux puis l’ensemble du groupe va comprendre tout ce que l’on perd si on ne se conforme pas aux exigences sociales du jeu et ça, ça fait réfléchir!!!
À titre de pédagogue, on a souvent tendance à PARDONNER TROP VITE et tous nos efforts sont à reprendre souvent. Mais ne jamais oublier que même si c’est une période de jeu c’est aussi et surtout une période d’apprentissage social important.
À quels moments doit-on laisser jouer selon la température ou dans le but de récompense?
A) LA TEMPÉRATURE
Les journées de grosses tempêtes où le niveau de concentration tant du pédagogue que des élèves est faible et que tout semble lourd et difficile, c’est assurément un jour où il y aura des jeux. Mais ATTENTION il faut les préparer sans la présence des élèves… c’est aussi l’un des principes de la pédagogie de l’indirecte créer un environnement. Alors, j’attends que les élèves aillent en atelier ou en récréation et je prépare la classe. À leur retour c’est la joie et là on peut jouer… sérieusement
B) POUR RÉCOMPENSER
Il y a des moments où les élèves travaillent super bien… le dire c’est une chose, mais leur donner une période de jeu en fin de journée qu’elle délice!
Je ne dis jamais d’avance qu’on aura une période de jeu ni ne répond si on en sollicite. Pourquoi? Le jeu doit être spontané et gratuit c’est sa structure même sinon c’est du travail. S’il est inscrit à la maquette horaire il n’est plus spontané et gratuit c’est devenu une OBLIGATION qui dénature le goût de jouer et il devient une autre matière au même titre que les maths et le français, etc..
Par contre, utiliser avec parcimonie le jeu est bénéfique!
Y a-t-il une quantité idéale de séances de jeu?
Cela dépend des groupes! Plus les élèves du groupe ont des difficultés ou de gros problèmes d’apprentissage, plus ils ont des instabilités émotives, plus il y a dans le groupe des immigrants de langues autres que la majorité, plus les séances peuvent être nombreuses si elles respectent la première raison importante voir primordiale pour utiliser le jeu en classe à savoir : avoir été analysé par le pédagogue qui en arrive à trouver que ce jeu correspond à des objectifs de son programme d’étude.
Pourquoi parce que ce pédagogue leur aura choisi des jeux où l’élève aura l’impression de pouvoir réussir donc augmentation de l’estime de soi. Une fois ce sentiment installé il sera alors plus facile d’apprendre autre chose.
1 novembre 2007
LE JEU PÉDAGOGIQUE QUI EST-IL?
Le jeu pédagogique est un jeu très hermétique, il ne possède que des consignes fermées. C’est-à-dire qu’il ne répond que par la réelle compétence du joueur et donc mettra en évidence sa performance face à telles ou telles connaissances.
C’est en fait une sorte d’examen de ses connaissances. Le joueur pour s’adonner à un jeu pédagogique aura en fait passé par les étapes du jeu ludique qui va à la découverte de la connaissance puis il franchira les étapes reliées au jeu éducatif qui mettra des règles à son exploration ludique pour enfin, pouvoir démontrer socialement ses compétences toujours en regard d’une connaissance qu’il veut acquérir.
En gros, c’est ce que fait le jeu pédagogique. Le pédagogue doit donc le voir et le considérer comme un examen ou un préexamen peu ou pas menaçant qui annonce les compétences du joueur ou ces incompétences.
Pour qu’il soit efficace, il faut donc qu’il soit utilisé après un apprentissage précis et théorique. Par la suite, le jeu pédagogique va démontrer ce qui est acquis ou pas et même, à cause de l’influence des pairs-joueurs, augmenter ses connaissances.
L'IMPACT SE SITUE À TROIS NIVEAUX!
NIVEAU DE L’ÉLÈVE NORMAL
Ici, le jeu pédagogique est un autre moyen pédagogique pour concentrer et raffermir les connaissances acquises. C’est carrément un examen d’un autre genre. Pour le pédagogue c’est un moment privilégié où il peut observer calmement et efficacement le degré de contrôle des acquis souhaités.
NIVEAU DE L’ÉLÈVE NORMAL MOMENTANÉMENT EN DIFFICULTÉ
Il arrive parfois qu’un élève éprouve des difficultés momentanées face à telle ou telle discipline. Ce qui met l’élève dans une situation de sous-apprentissage comme si rien ne voulait entrer dans sa tête, une sorte de blocage très circonscrit. C’est alors que le jeu peut facilement dénouer cette tension, car le jeu sous-tend un acte magique et si en plus le contexte où il s’exécute est un contexte SANS JUGEMENT DE VALEUR l’élève pourra probablement, avec la réaction des autres joueurs faire ce que j’appelle UNE RESTRUCTURATION DE SES CONNAISSANCES. Si on peut lui permettre cela alors, le blocage s’élimine et « le joueur semble comprendre mieux »! En fait, il vient d’intégrer la connaissance souhaitée.
NIVEAU DES ÉLÈVES EN DIFFICULTÉ D’APPRENTISSAGE
C’est une médecine très intéressante, car elle enlève la lourdeur de la compétence de sur le joueur et celui-ci va s’y adonner sans réaliser qu’il passe un examen. Très souvent pour les élèves en difficulté la peur de l’examen les congèle littéralement, leur tête semble se vider de tout contenu pour faire place à un sentiment de nuage ou d’ouate (coton) et leurs oreilles se mettent à siller. C’est la panique et comme les échecs sont très nombreux dans leur parcours scolaire c’est comme une norme qu’on ne peut plus contrer.
Par contre si je joue ce n’est pas sorcier! Je ne crains pas de jouer et je risque même d’être bon. Quant au pédagogue il peut apporter plein de correctifs dans ses cours qui eux favoriseront l’apprentissage souhaité et qu’on ira à nouveau contrôler avec le jeu. Par la suite lorsque le sujet démontre un bon potentiel de connaissance de la discipline il suffira de faire un examen en lui démontrant que c’est la même chose que le jeu. Le tour sera joué et l’élève sera mis sur les rails du progrès. Par contre avec cette façon d’intervenir on comprendra facilement que cela demande DU TEMPS…!
C’est en fait une sorte d’examen de ses connaissances. Le joueur pour s’adonner à un jeu pédagogique aura en fait passé par les étapes du jeu ludique qui va à la découverte de la connaissance puis il franchira les étapes reliées au jeu éducatif qui mettra des règles à son exploration ludique pour enfin, pouvoir démontrer socialement ses compétences toujours en regard d’une connaissance qu’il veut acquérir.
En gros, c’est ce que fait le jeu pédagogique. Le pédagogue doit donc le voir et le considérer comme un examen ou un préexamen peu ou pas menaçant qui annonce les compétences du joueur ou ces incompétences.
Pour qu’il soit efficace, il faut donc qu’il soit utilisé après un apprentissage précis et théorique. Par la suite, le jeu pédagogique va démontrer ce qui est acquis ou pas et même, à cause de l’influence des pairs-joueurs, augmenter ses connaissances.
L'IMPACT SE SITUE À TROIS NIVEAUX!
NIVEAU DE L’ÉLÈVE NORMAL
Ici, le jeu pédagogique est un autre moyen pédagogique pour concentrer et raffermir les connaissances acquises. C’est carrément un examen d’un autre genre. Pour le pédagogue c’est un moment privilégié où il peut observer calmement et efficacement le degré de contrôle des acquis souhaités.
NIVEAU DE L’ÉLÈVE NORMAL MOMENTANÉMENT EN DIFFICULTÉ
Il arrive parfois qu’un élève éprouve des difficultés momentanées face à telle ou telle discipline. Ce qui met l’élève dans une situation de sous-apprentissage comme si rien ne voulait entrer dans sa tête, une sorte de blocage très circonscrit. C’est alors que le jeu peut facilement dénouer cette tension, car le jeu sous-tend un acte magique et si en plus le contexte où il s’exécute est un contexte SANS JUGEMENT DE VALEUR l’élève pourra probablement, avec la réaction des autres joueurs faire ce que j’appelle UNE RESTRUCTURATION DE SES CONNAISSANCES. Si on peut lui permettre cela alors, le blocage s’élimine et « le joueur semble comprendre mieux »! En fait, il vient d’intégrer la connaissance souhaitée.
NIVEAU DES ÉLÈVES EN DIFFICULTÉ D’APPRENTISSAGE
C’est une médecine très intéressante, car elle enlève la lourdeur de la compétence de sur le joueur et celui-ci va s’y adonner sans réaliser qu’il passe un examen. Très souvent pour les élèves en difficulté la peur de l’examen les congèle littéralement, leur tête semble se vider de tout contenu pour faire place à un sentiment de nuage ou d’ouate (coton) et leurs oreilles se mettent à siller. C’est la panique et comme les échecs sont très nombreux dans leur parcours scolaire c’est comme une norme qu’on ne peut plus contrer.
Par contre si je joue ce n’est pas sorcier! Je ne crains pas de jouer et je risque même d’être bon. Quant au pédagogue il peut apporter plein de correctifs dans ses cours qui eux favoriseront l’apprentissage souhaité et qu’on ira à nouveau contrôler avec le jeu. Par la suite lorsque le sujet démontre un bon potentiel de connaissance de la discipline il suffira de faire un examen en lui démontrant que c’est la même chose que le jeu. Le tour sera joué et l’élève sera mis sur les rails du progrès. Par contre avec cette façon d’intervenir on comprendra facilement que cela demande DU TEMPS…!
19 septembre 2007
LE JEU EST UN ENSEMBLE DE PARADOXES EN SOI
Pour ceux qui voient dans le jeu juste un aspect qu’on peut nommer PARADOXE, je répondrai que : OUI, mais pas juste UN paradoxe! Il est paradoxe pour toute personne qui vieillit! Dont certains plus vites que d’autre. Il y a donc les vieux qui au fil du temps le sont devenus et ce que je nomme amicalement les jeunes vieux de la société.
Celui qui ne vieillit pas dans son cœur, dans ses émotions, dans ses passions, dans ses pensées est semblable à l’enfant, un enfant raisonnable et nul n’est besoin pour lui de se faire faire des nuances nées de la distinction mal habile entre le jeu et la réalité. Il sait pertinemment bien ou est le jeu et où débute le réel?
Sauf que celui (et c’est une bonne majorité) qui a été « briefé », récupéré par une société intellectuelle uniquement, par le système scolaire redevable à cette même société, vit que de son intellectuel et uniquement pour celui-ci. Ignorant qu’il a déjà eu des émotions, de la paix de l’âme et de la joie de vivre à l’époque dilatente ou il était enfant sans toutes ses responsabilités vraies ou fosses à laquelle il a bien voulu s’obliger?
Quant au fait que tout n’est pas un jeu, l’individu est le seul maître dans ce domaine. Même les pires gibiers de potence jouent et aiment jouer avec la loi la légalité et la justice donc personne ne peut dire qui va jouer, qui doit jouer et comment à moins d’aimer jouer au ridicule! Alors, celui qui joue sait très bien quand le jeu se termine… il se termine lorsque l’émotion et le désir de départ n’y sont plus! Même chez les tout-petits on voit lorsque les enfants décrochent.
Par contre en groupe ce même individu peut avoir des problèmes à percevoir la fin, le décrochage dû au dynamisme et à l’énergie émise par le groupe d’où la nécessité d’avoir une sorte de chef (leader) capable de détecter cette situation.
Pourquoi cette variable? C’est que certaines personnes vivent de l’énergie collective (on voit bien cela dans les mouvements de foule) ce qui les entraîne comme une « Wake up » cette drogue qui vous fait oublier la fatigue, dans un mouvement presque sans fin. Le joueur ne joue pas, il contre réagis, porté par le mouvement sans considérer ses propres besoins, ses propres désirs, ses propres émotions.
Si cela est vrai pour certains joueurs compulsifs, c’est aussi vrai pour certains chefs de jeu qui n’ose pas intervenir sous prétexte qu’il va brimer certains joueurs en réagissant sur leur rythme. Mettre fin à une activité ludique est très important pour apprendre justement la différence entre jeu et réalité et ne pas le faire, nuirait à beaucoup d’autres apprentissages tel qu’apprendre à mettre fin à une activité… apprendre le détachement… etc.
Celui qui ne vieillit pas dans son cœur, dans ses émotions, dans ses passions, dans ses pensées est semblable à l’enfant, un enfant raisonnable et nul n’est besoin pour lui de se faire faire des nuances nées de la distinction mal habile entre le jeu et la réalité. Il sait pertinemment bien ou est le jeu et où débute le réel?
Sauf que celui (et c’est une bonne majorité) qui a été « briefé », récupéré par une société intellectuelle uniquement, par le système scolaire redevable à cette même société, vit que de son intellectuel et uniquement pour celui-ci. Ignorant qu’il a déjà eu des émotions, de la paix de l’âme et de la joie de vivre à l’époque dilatente ou il était enfant sans toutes ses responsabilités vraies ou fosses à laquelle il a bien voulu s’obliger?
Quant au fait que tout n’est pas un jeu, l’individu est le seul maître dans ce domaine. Même les pires gibiers de potence jouent et aiment jouer avec la loi la légalité et la justice donc personne ne peut dire qui va jouer, qui doit jouer et comment à moins d’aimer jouer au ridicule! Alors, celui qui joue sait très bien quand le jeu se termine… il se termine lorsque l’émotion et le désir de départ n’y sont plus! Même chez les tout-petits on voit lorsque les enfants décrochent.
Par contre en groupe ce même individu peut avoir des problèmes à percevoir la fin, le décrochage dû au dynamisme et à l’énergie émise par le groupe d’où la nécessité d’avoir une sorte de chef (leader) capable de détecter cette situation.
Pourquoi cette variable? C’est que certaines personnes vivent de l’énergie collective (on voit bien cela dans les mouvements de foule) ce qui les entraîne comme une « Wake up » cette drogue qui vous fait oublier la fatigue, dans un mouvement presque sans fin. Le joueur ne joue pas, il contre réagis, porté par le mouvement sans considérer ses propres besoins, ses propres désirs, ses propres émotions.
Si cela est vrai pour certains joueurs compulsifs, c’est aussi vrai pour certains chefs de jeu qui n’ose pas intervenir sous prétexte qu’il va brimer certains joueurs en réagissant sur leur rythme. Mettre fin à une activité ludique est très important pour apprendre justement la différence entre jeu et réalité et ne pas le faire, nuirait à beaucoup d’autres apprentissages tel qu’apprendre à mettre fin à une activité… apprendre le détachement… etc.
26 août 2007
POURQUOI LES JEUX SONT-ILS INDISPENSABLE DANS LA CLASSE?
Voilà une question qui revient souvent lorsque je fais des animations! La réponse repose sur l’évolution de l’enfant.
C’est essentiellement pour aider un enfant à structurer et développer ses réflexes archaïques afin que ceux-ci deviennent des schèmes, il est donc préférable de passer par le vécu de l’enfant. Le cerveau de l’enfant à la naissance ne fonctionne pas sur tous les plans, comme son nom l’indique, il réagit (réflexe) à son environnement. Plus il sera stimulé dès sa naissance plus ses réflexes archaïques agiront et plus vite ils établiront un réseau efficace servant à établir un système nerveux normal. De là, découlera tout un raffinement de réflexes qui apparaîtront comme une action automatique liée de manière innée à une fonction initiale, mais qui se répète de façon indifférenciée quelles que soient les circonstances. Ces nouveaux réflexes deviennent donc des schèmes.
Le schème étant une nouvelle structure, il se donne pour fonction de structurer la connaissance ou l’entité abstraite qui correspond à la structure de l’action, c’est dans le langage populaire ce qui est dit « trait d’intelligence ». C’est avec le schème que se développera le processus qui traite de l’information reçue pour en tirer des renseignements qui permettent de contrôler efficacement l’environnement.
IMPORTANT! La répétition des schèmes est importante, car elle sert à le complexifier par l’ajout d’autres schèmes qui sont intégrés vers le développement cognitif ou l’apprentissage.
L’élément le plus apte à cette répétition, c’est le jeu dirigé.
Ce processus est vrai jusqu’à TROIS ANS ENVIRON. D’où l’importance de faire « jouer », dirons-nous sous réserve, de façon structurée les poupons.
Après trois ans, on devrait diminuer les « jeux » qui sont en fait des activités dirigées pour permettre des jeux ludiques seulement, MAIS dans un cadre précis qui est la pédagogie ludique.
Tous ses coins de jeux devraient être laissés au libre arbitre du joueur comme défini dans le jeu ludique
C’est essentiellement pour aider un enfant à structurer et développer ses réflexes archaïques afin que ceux-ci deviennent des schèmes, il est donc préférable de passer par le vécu de l’enfant. Le cerveau de l’enfant à la naissance ne fonctionne pas sur tous les plans, comme son nom l’indique, il réagit (réflexe) à son environnement. Plus il sera stimulé dès sa naissance plus ses réflexes archaïques agiront et plus vite ils établiront un réseau efficace servant à établir un système nerveux normal. De là, découlera tout un raffinement de réflexes qui apparaîtront comme une action automatique liée de manière innée à une fonction initiale, mais qui se répète de façon indifférenciée quelles que soient les circonstances. Ces nouveaux réflexes deviennent donc des schèmes.
Le schème étant une nouvelle structure, il se donne pour fonction de structurer la connaissance ou l’entité abstraite qui correspond à la structure de l’action, c’est dans le langage populaire ce qui est dit « trait d’intelligence ». C’est avec le schème que se développera le processus qui traite de l’information reçue pour en tirer des renseignements qui permettent de contrôler efficacement l’environnement.
IMPORTANT! La répétition des schèmes est importante, car elle sert à le complexifier par l’ajout d’autres schèmes qui sont intégrés vers le développement cognitif ou l’apprentissage.
L’élément le plus apte à cette répétition, c’est le jeu dirigé.
Ce processus est vrai jusqu’à TROIS ANS ENVIRON. D’où l’importance de faire « jouer », dirons-nous sous réserve, de façon structurée les poupons.
Après trois ans, on devrait diminuer les « jeux » qui sont en fait des activités dirigées pour permettre des jeux ludiques seulement, MAIS dans un cadre précis qui est la pédagogie ludique.
Tous ses coins de jeux devraient être laissés au libre arbitre du joueur comme défini dans le jeu ludique
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